Livres dans la Boucle, c’est parti !

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Anne Vignot Présidente de Grand Besançon Métropole et Gabriel Baulieu son premier vice-président ont inauguré la 5ème édition de Livres dans la boucle avec les principaux partenaires (Crédit Agricole de Franche-Comté et la SMCI) ©YQ

Le temps était encore à l’été samedi 19 septembre au Conservatoire de Grand Besançon Métropole. Anne Vignot a lancé la 5ème édition du festival du Livre dans le contexte difficile de la situation sanitaire.

Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie accueille les auteurs de Livres dans la boucle durant les trois week-ends du festival ©YQ

Alice Zeniter, la présidente du festival n’arrivait qu’en fin de matinée, ce qui n’a pas empêché Anne Vignot d’inaugurer à 10h la série de trois week-ends. Distanciation et gestes barrière obligent, cette année les auteurs sont répartis dans les salles du Conservatoire, au milieu des tableaux du XVIè siècle et des antiquités gallo-romaines du Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, à l’Espace Grammont ou encore au Mégarama Beaux-Arts. Christine Bresson, l’ordonnatrice de l’événement pour Grand Besançon Métropole n’a pas ménagé sa peine pour trouver le bon périmètre à offrir aux milliers de visiteurs et lecteurs.

Samedi 19 septembre, la dictée de Carole Martinez
Jauge réduite, l’amphithéâtre de la MSHE avait fait le plein des férus d’orthographe ©YQ

Pendant que le temps tournait à l’orage, l’auteure des “Roses fauves” (Gallimard), l’un des romans les plus attendus de cette rentrée littéraire, faisait plancher des dizaines de « férus d’orthographe »…ou tout comme ! Carole Martinez dont le talent de conteuse a été apprécié avec “Cœur cousu” ou “Du domaine des murmures” avait concocté dans sa marmite de mots une vraie dictée sur le thème…de l’orthographe !

Carole Martinez avait concocté une dictée sur l’orthographe…qui l’a bien amusée ©YQ

Maniant l’évolution de notre langue depuis le “moyen français” elle a joué de certaines couleurs invariables comme l’indigo ou accordées comme vermeil. Les amateurs d’orthographe n’ont pas eu le temps de “bayer aux corneilles” ou de “pérorer en faisant bonne chère”. “Au temps pour moi”, les pleurotes sont masculins et les épices féminines. Quant à l’accord des participes passés des verbes pronominaux, il faudra réviser, tant la grammaire française est complexe. L’auteure du texte a préféré qu’il soit “amphigourique” plutôt que compliqué et confus. La couleur noire de “jais” (la lignite qui est une gemme fossile noir et luisant) n’est pas à confondre avec “le geai” (sorte de petit passereau qui n’est pas noir).

Alors bien sûr, quelques-uns auront discuté telle ou telle faute dans la bonne humeur. C’est Jeanine Jacquel qui aura réalisé presque un « sans faute » avec 3 fautes seulement suivie par Stéphane Michel et Paule Morel avec 5 fautes. Beaucoup s’étaient envolés vers des résultats à deux chiffres (souvent au-delà de 20 fautes).

Cette dictée des Livres dans la Boucle est devenue un must du festival littéraire de Besançon. Elle démontre chaque année l’extraordinaire richesse de la langue française. Nul besoin d’inventer l’écriture inclusive, commençons déjà par maîtriser la langue actuelle.

Yves Quemeneur