Luc Arbogast n’en finit pas de nous faire rêver

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La nature est une vaste source d'inspiration dans laquelle je plonge chaque jour.

Il a un look hors-du-temps et une voix hors-du-commun. Luc Arbogast est la révélation de la 2e saison de The Voice. A le voir, difficile de croire que c’est une puissante voix de contre-ténor que l’on entend. Et pourtant … C’est bien vers les étoiles que Luc nous transporte.

Faisiez-vous de la musique avant The Voice ?
Pour tout vous dire, cela fait 25 ans que je joue de la musique, notamment en spectacle de rue. J’ai toujours baigné dans les arts vivants. J’ai même été cracheur de feu !

Comment avez-vous découvert votre voix si exceptionnelle ?
Quand j’étais gamin, je chantais dans une chorale mais en grandissant, j’ai arrêté. C’est par hasard que je m’y suis remis ! J’étais chez une amie et elle possédait une mandoline. Elle m’a demandé de l’accorder et c’est en le faisant que je me suis mis à chanter, un peu machinalement. Et c’est cette tonalité qui est sortie de ma bouche. Ça en a surpris plus d’un !

Qu’avez-vous fait suite à cette découverte ?
Dès le lendemain, j’ai emprunté la mandoline à mon amie, j’ai sorti un banc et des grelots et je me suis installé sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg. C’est là que j’ai chanté des musiques médiévales. Les gens qui passaient s’arrêtaient, probablement interpellés par ce style musical que tout le monde aime finalement.

Vous écrivez vos propres textes ?
Oui, je m’inspire beaucoup de Walter Von Der Vogelweide, un célèbre poète lyrique allemand du Moyen-Âge. J’aborde volontiers les thèmes du voyage, plutôt intérieur, de la mélancolie, de l’amour … La nature est une véritable source d’inspiration, je me projette en-elle, je m’en nourris. Avez-vous déjà vu un coucher de soleil sur la montagne, seulement entouré du silence ? Il n’y a rien de plus fabuleux !

Pourquoi avoir choisi Jenifer à The Voice, qui semble à l’opposé de votre univers ?
Par défi (rires) ! Elle a été la dernière à se retourner, ça m’a donné envie de la taquiner ! The Voice, j’y suis allé pour m’amuser, pour valider ce que je savais déjà. Je maîtrisais le chant depuis des années, j’ai surtout appris le vocabulaire du métier. Par exemple, ce que nous faisons là, un phoner ! Je ne connaissais pas du tout ! L’aventure m’a surtout apporté un formidable coup de projecteur sur ma carrière.

Vous êtes souvent accompagné d’instruments que l’on connaît peu finalement …
Ce sont des instruments anciens. Il y a le bouzouki irlandais, proche de la mandoline, la citole monoxyle, un instrument viking, la vielle à roue ou, plus connus la flûte et les percussions. J’ai appris seul à me servir de ces instruments. Je ne connais pas le solfège !

En quelles langues chantez-vous ?
Je me suis intéressé aux langues qui ont formé notre Français actuel. Il y a le latin, le vieux Français, l’Hébreu, l’allemand du Moyen-Âge, mais aussi l’Arabe, l’Espagnol. Je me plais à les mélanger au sein de mêmes titres. Cela fait une mélodie singulière et unique.

Des projets pour cette fin d’année ?
Actuellement, je suis en pleine tournée d’hiver. J’adore cette saison ! Elle me mène tout droit à Pontarlier d’ailleurs* ! Je suis également sur l’écriture d’un livre qui répertorie mes textes « Du poète à la nymphe ». Ce sont des textes choisis, des lettres écrites à Gonzague Saint Bris mais aussi des contes inventés pour mes propres enfants, des pensées, des Haïkus, des pamphlets … je pars du principe que si l’on veut vraiment connaître quelqu’un, il faut lire ses écrits ! Il sortira pour les fêtes et sera disponible sur Facebook, Instagram et Tweeter, ainsi que sur mon site où il y a une boutique en ligne.

Luc Arbogast, The Alkemyan Tour, sera en concert en l’église Saint Bénigne, le 29 novembre à 20h30.
Réservations disponibles sur Fnac.fr, et sur digitick.fr, ainsi que dans votre centre Leclerc.
Discographie récente : Odysseus (2013), Oreflam (2014), Metamorphosis (2016), Universal Music France.