Ludovic Fagaut poursuit son travail de sape contre Anne Vignot

251
trois agressions en deux jours créent la polémique sur la sécurité à Besançon - photo d'illustration

Dans un nouveau communiqué du dimanche 20 septembre, les élus de « Besançon maintenant »  refusent que Besançon devienne une “ville coupe-gorge”.

Ludovic Fagaut fait référence aux trois agressions à l’arme blanche commises depuis jeudi dernier dans la Boucle. La dernière a été commise dans la nuit de samedi à dimanche par trois jeunes (dont deux militaires du Régiment du Génie de Valdahon) en marge des « 24 heures des Boucles du Don », une manifestation sportive en faveur des dons d’organes. Jeudi et vendredi, une jeune femme avait été agressée, heureusement sans gravité, et un homme poignardé grièvement au thorax.

Besançon n’est pas une “ville coupe-gorge”

Vouloir faire porter la responsabilité de ces agressions à Anne Vignot et son équipe, en place depuis moins de trois mois, relève plus de la querelle politicienne que d’une volonté des élus de l’opposition à accompagner la municipalité dans sa lutte contre des délits, plus souvent le fait d’individus fortement alcoolisés. Ludovic Fagaut ne fait pas dans la demi-mesure “Depuis le début du mois de juillet et la mise en place de l’équipe municipale de Madame Vignot, les agressions, vols et autres faits de délinquance se multiplient. On en compte plus d’une soixantaine”. Le chef de file de l’opposition en rajoute “Nous réclamons depuis plusieurs mois des actions concrètes pour renforcer la sécurité des Bisontines et des Bisontins. Aujourd’hui, leur sécurité n’est pas garantie…la situation est devenue critique en partie à cause de l’inaction de l’équipe municipale actuelle sur les sujets de sécurité”. Ludovic Fagaut pointe du doigt en particulier Benoît Cypriani “L’adjoint à la sécurité et la tranquillité de Besançon s’obstine à refuser le déploiement des caméras de vidéo-protection dans notre ville, et cela uniquement pour des raisons idéologiques”.

La vidéo-protection au cœur de la polémique

Besançon n’est pas une “ville coupe-gorge”. Pour autant, le refus de la Maire de Besançon de poursuivre le déploiement des caméras de vidéo-protection et des moyens humains et techniques au niveau du Centre de Supervision Urbain (CSU) n’est pas compris par les policiers qui y voient le meilleur moyen de régler de nombreuses affaires rapidement. Dans les récentes agressions du centre-ville, “les caméras ont permis d’identifier et d’interpeller les agresseurs de la jeune femme attaquée au visage” souligne Ludovic Fagaut.

Ce débat, essentiel pour la sécurité et la tranquillité des habitants de Besançon, mérite mieux que les invectives de l’opposition et les contre-vérités de l’équipe municipale. Madame Vignot qui fait de la “co-construction” sa marque de fabrique, pourrait instaurer un vrai débat de fond sur la question de la sécurité. Entre l’angélisme des uns et les coups de menton des autres, il y a la place pour des solutions qui garantissent la sécurité aux habitants de Besançon.  “Sans sécurité, il n’y a pas de liberté” conclut Ludovic Fagaut dans son communiqué. Sur ce point au moins, il y a consensus.

Yves Quemeneur