Lumière sur l’éclairage public

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Faut-il ou non couper l'éclairage public la nuit?

Comme Etalans, de nombreuses communes se posent la question du maintien ou non de l’éclairage public la nuit. Pas encore de décision dans le village des Portes du Haut-Doubs mais comme partout des questions…

De nombreuses raisons incitent les collectivités de toutes tailles à engager une réflexion sur la maîtrise, voire même sur l’extinction, de leur éclairage public. Des raisons économiques, en premier lieu, car l’éclairage public impacte lourdement le budget de fonctionnement des communes. Mais aussi écologiques : émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d’électricité non renouvelable, perturbation de la biodiversité nocturne (oiseaux, chauve-souris, mammifères, pollution lumineuse… Ou encore sanitaires, et c’est certainement ce qui est le moins connu, car l’éclairage nocturne perturbe nos rythmes biologiques entrainant troubles du sommeil, augmentation du stress ou encore modification des rythmes hormonaux.

Deux freins bloquent pourtant encore souvent la compréhension et l’acceptation d’une telle mesure. La sécurité d’abord, la population craignant une augmentation de la délinquance et des cambriolages. Et l’accidentologie, les automobilistes pensant quant à eux qu’interviendra une hausse du nombre d’accidents de la route. Pourtant, les observations menées auprès des collectivités ayant déjà mis en place l’extinction le démentent. « La suppression de l’éclairage en pleine nuit limite les rassemblements de personnes troublant la tranquillité de l’ordre public ou les dégradations de biens mobiliers. L’extinction limite également la criminalité, car sans éclairage, les délinquants ont plus de mal à opérer » peut-on lire dans ces retours d’expériences. Autre constat, « en abordant un secteur peu ou pas éclairé, les automobilistes ont plutôt tendance à décélérer ou même à freiner afin d’être plus attentifs à l’état de la chaussée et à leur trajectoire. Les chiffres prouvent que l’extinction nocturne n’entraîne aucune recrudescence des accidents de la route ».