Haut-Doubs. Maîche. Une maîtresse très impliquée même à distance

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Tristan et Zélie, élèves en CE1 ont beaucoup apprécié le suivi mis en place y compris en visio chaque jour!

Beaucoup de parents ont pu s’apercevoir avec plus ou moins de bonheur qu’enseigner c’est un métier. Et pour les professeurs justement il a fallu s’adapter pour rester bien présents pour les aider à assurer le suivi de leurs élèves.

Professeure d’une classe de CP-CE1 à l’école publique Pasteur de Maîche, Christelle Tisserand a dû comme tous ses collègues s’adapter très rapidement pour mettre en place l’enseignement à distance avec ses 20 élèves. « La décision a été prise dans l’urgence et il a fallu réagir du jour au lendemain, prendre connaissance très vite des outils mis à disposition et s’entraider entre enseignants » explique-t-elle soulignant l’objectif qui a toujours été le même tout au long des semaines : « garder le contact avec chacun des enfants pour continuer à travailler en évitant les décrochages ».

Pour cela, elle a proposé un plan de travail hebdomadaire avec des fiches pour chaque matière, exercices accompagnés de corrections pour les parents. « J’ai essayé d’avoir une approche ludique pour faciliter la part de travail demandée aux parents et rendre aussi ces moments moins stressants pour les enfants ». Tout le monde n’a en effet pas l’approche nécessaire et les connaissances pédagogiques pour transmettre. Des défis ont également été proposés pour permettre aux élèves de se détendre : dessiner, construire une cabane, se déguiser…et envoyer une photo à la maîtresse qui l’a partagée avec les autres camarades. Une autre façon de garder un lien avec tous les petits camarades.

Dans la classe de Christelle Tisserand, deux niveaux se côtoient : CP et CE1 avec pour les plus petits un dédoublement nécessaire pour s’adapter au niveau des uns et des autres. Donc trois plans de travail à préparer chaque semaine et, preuve de l’implication importante de l’enseignante, des rendez-vous quotidiens en visio avec les élèves les plus en difficulté. Un contact particulier d’une demi-heure par jour qui a apporté motivation et confiance à ces jeunes gens. Les parents comme leurs enfants ont d’ailleurs beaucoup apprécié.

Désormais, il faut penser à l’après…A Maîche, l’école n’a pas repris en mai. Peut-être le 2 juin. « Quelle que soit la décision, nous savons déjà qu’il faudra apporter plus d’attention à chacun à la rentrée de septembre, avoir une approche encore plus individualisée pour s’adapter à la situation. Mais dans tous les cas, rien n’est irrattrapable ». D’autant plus que les apprentissages se font désormais par cycle. Donc pour ceux de CP-CE1-CE2, les bases apprises se consolident au fil de ces trois années scolaires et permettent de faire du temps un allier.