Milieu rural: vers une domiciliation élargie et fiabilisée…

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Une machine creuse ici une tranchée destinée à accueillir les cables de fibre optique. Encore faut-il pouvoir faire correspondre adresses électroniques et physiques...

Une note du ministère de l’Intérieur de 2003, publiée dans le journal officiel du Sénat, prévoit que le numérotage des habitations en agglomération constitue une mesure de police générale.

Seul le maire peut le prescrire, comme le prévoit le code général des collectivités territoriales. Pour autant, ce même code n’impose aucune obligation puisqu’il précise que le numérotage est exécuté “dans toutes les communes où l’opération est nécessaire”.
Si celà est généralement très suivi dans les communes d’au moins 2000 habitants (notamment pour des raisons fiscales), celà est beaucoup moins vrai dans les petites communes ou lieux-dits.
Ainsi, le Syndicat mixte Doubs Très haut débit se heurte à un obstacle important dans sa volonté d’apporter la fibre optique jusque chez l’habitant, au local professionnel et au service public. En effet, environ 40% des habitations ne disposent pas de numéro, voire de nom de rue, notamment dans certains lieux-dits ou lotissements.
Il revient aux communes de donner une adresse précise aux habitations, ce qui facilitera le déploiement de la fibre mais aussi de nombreux services, via la géolocalisation. Il n’y a pas d’obligation, comme le précise la note précitée. Pour autant, celà apparait comme étant une évidence à l’heure du numérique
Un plan d’information et d’actions est programmé en 2019 à l’initiative de La Poste, interlocutrice privilégiée des élus locaux sur ce sujet. Dans ce contexte, La Poste travaille à la constitution d’une base d’adresses fiable et exhaustive, avec le concours de l’IGN notamment.