Nicolas, porte-parole du collectif “Il est encore temps Haut-Doubs » répond à nos questions.

177
Le collectif "Il est encore temps" marche pour le climat.

Une fois n’est pas coutume, notre invité de la semaine se conjugue au pluriel et joue collectif : Il est encore temps Haut-Doubs expose ses craintes et ses espoirs face à l’urgence climatique.

Pourquoi ce collectif “Il est encore temps Haut-Doubs” ?
Il s’inscrit dans la mouvance actuelle de collectifs nationaux et internationaux qui œuvrent au quotidien en faveur du climat. L’un des plus importants se nomme “Citoyens pour le Climat”. Il est très actif dans ce domaine. Nous répondons également à l’appel lancé sur youtube en octobre dernier par des influenceurs appelant à se mobiliser en faveur de notre planète.

Elle est en danger ?
Oui, nous arrivons à un stade critique où des espèces disparaissent à une vitesse hallucinante, mettant en péril tout notre écosystème, et la planète en général. Le réchauffement climatique est en cause et il est dû à de très nombreux facteurs, contre lesquels nous devons agir dès maintenant.

Comment pouvons-nous inverser le cours des choses ?
Il est important de changer notre façon de consommer, pour commencer. Il est beaucoup question actuellement de se fournir chez les commerçants locaux. C’est un très bon début pour limiter les gaz à effet de serre et pour ne pas consommer des produits venus de très loin. On constate par ailleurs que les produits locaux sont de plus en plus prisés et que les mentalités changent. Désormais, il faut penser collectif, et non plus individuellement.

C’est-à-dire ?
Prenons l’exemple du transport. Dans notre région, cela est flagrant ! Sur la fameuse RN57, on peut voir des files de bouchons avec, à bord des voitures, une seule personne dans la majorité des cas. Il est aujourd’hui question de modifier la RN57. Nous ne pensons pas que ce soit la meilleure solution à adopter. Plutôt que de faciliter encore l’utilisation de la voiture, il faudrait peut-être réfléchir à la remise en place de transports en commun, comme le train ou à l’incitation massive au co-voiturage. Beaucoup de choses sont possibles en réalité, à condition de changer son angle de vue.

Comment faites-vous entendre votre voix ?
Nous menons des actions de façon récurrente, notamment des marches pour le climat. La dernière en date remonte au 8 décembre dernier et s’intitulait : Climate alarm. Elle a été suivie dans toute la France, dans plus de 70 villes. Nous avions également suivi le mouvement appelé “Climate friday” en opposition au black friday, jour de surconsommation.

Quels sont les objectifs de telles manifestations ?
Nous voulons que les politiciens et nos élus mettent des mesures fortes et concrètes en place, même si elles doivent contrer les intérêts de l’économie. Et elles les contreront, nous le savons déjà ! Mais les mesures prises aujourd’hui sont bien trop légères et amplement insuffisantes. Les COP 21 et 24 n’ont pas tenu leurs promesses. Le changement n’est plus une option, il est devenu vital.

Quelles sont les prochaines dates à retenir ?
Le 15 mars prochain est une date très importante puisqu’elle appelle les jeunes se mobiliser massivement. Ils répondront ainsi à l’appel médiatique et très juste lancé par la jeune activiste suédoise Greta Thunberg qui a lancé l’idée d’un vendredi vert, repris aujourd’hui par des milliers de lycéens et d’étudiants français, notamment à Paris. A Pontarlier, la manifestation aura lieu vendredi 15 mars. Le lendemain, il y aura un autre événement, destiné à tous celui-là. Sûrement une marche pour le climat.

Qui s’implique dans votre collectif ?
Nous avons des personnes issues de tous les milieux, de tous les bords politiques et de tous les âges. Nous avons même des élus ! Monsieur Patrick Genre se montre très intéressé par nos actions et nous encourage à persévérer dans notre voie. Nous ne lâcherons rien ! Il en va de notre survie.

Retrouvez le collectif “Il est encore temps Haut-Doubs” sur la page facebook du même nom ou demandez des renseignements par mail : ieethd@ecomail.fr