Nos amis les bêtes

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La femme est le futur de l’homme. Le chien est son plus que parfait.

Mais qui l’écoute ?

Notre civilisation a la culture des plantes. Je ne parle pas de la plante des pieds. Mais de la digitale, du colchique, de l’arnica, de l’acide salicylique extrait du saule et même du pavot. Ou de nos plants de paracétamolier carapatés sous d’autres climats…

On apprend que l’olfaction du chien avec ses 300 millions de capteurs, quand nous n’en avons que 6 millions, lui autorise de reniflants exploits.

On lui flatte la truffe quand il la trouve. Mais notre reconnaissance ne va guère au-delà. Je ne suis pas spécialement spéciste mais je reconnais -la queue entre les jambes- que je n’ai pas assez écouté mon chien. Pire ! Je lui ai rarement posé les bonnes questions. Nous n’avons -j’en ai honte- jamais eu une conversation franche au sujet du coronavirus dont j’apprends qu’il sait le reconnaitre tout flair au vent quand on savait déjà qu’il dépistait certains cancers et les hypoglycémies.

On a vu à la télé défiler Didier Raoult, Christian Perronne et même le regretté Professeur Montagnier. Des éditorialistes et des chroniqueurs aussi… On a vu beaucoup de coups de gueule, mais pas de chien ! C’est comme si l’on avait une dent contre la gent canine.

Les chiens sont aux abois mais la caravane trépasse.

Pourtant ils seraient d’un grand secours et nous économiseraient bien des tests de détection. Mais le chien ne porte pas vignette et n’est pas remboursé par la Sécu. C’est son défaut. Il aurait sauvé des vies en sauvant aussi les à-crocs à la polémique. Car le berger allemand beaucoup plus discipliné renvoie nos clébards surtaxés, délocalisés et mal préparés à notre honte nationale sans laquelle nous serions méconnaissables.