Nouveau couac à Grand Besançon Métropole

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A croire que l’exécutif de la métropole bisontine cherche des verges pour se faire battre ! L’éventuelle augmentation du Versement Mobilité passant de 1,8% à 2% de la masse salariale ne passe pas auprès des décideurs économiques.

Dans un communiqué publié le 7 mai, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs appelle Grand Besançon Métropole à la raison.

« La situation économique générale est extrêmement dégradée en raison notamment des conséquences de la crise sanitaire » commente la CCI. « Les entreprises de notre territoire, pour beaucoup d’entre elles, n’ont pu faire face que grâce aux aides octroyées par l’Etat et par les collectivités (Conseil régional et EPCI). L’issue de cette crise est incertaine. Les entreprises de la métropole bisontine ont appris ce jour la nature des débats qui animent les élus de GBM quant à une possible augmentation du Versement Mobilité ».

« Pour le seul CHU de Besançon, ce serait une charge supplémentaire de 500 000 euros » s’insurge Laurent Croizier (Modem)

Cette taxe assise sur la masse salariale pour toutes les entreprises (publiques et privées) de plus de 11 salariés est actuellement au plafond autorisé par la loi (1,80%). Les élus voudraient que l’agglomération bisontine soit classée « collectivité touristique », ce qui permettrait par un tour de passe-passe légal de booster le taux à 2%, soit une recette supplémentaire de plus de 3 millions d’euros pour Grand Besançon Métropole. Une manne permettant selon le parti communiste de voter la gratuité partielle des transports en commun pour les jeunes tout en se payant sur les entreprises « les cadeaux fiscaux faits aux entreprises représentent 27 millions d’euros » argumente Christophe Lime.  Il reste que ce classement « commune touristique » doit faire l’objet d’une décision préfectorale !

« Le monde économique est unanime pour appeler d’ores et déjà les élus à la raison… c’est la taxe de trop qui tue l’emploi et l’investissement au niveau territorial. Le Versement Mobilité impacte plus de 900 entreprises et 35 000 emplois. L’augmenter serait une grave erreur irréversible pour l’image, la compétitivité et l’attractivité de Grand Besançon Métropole » conclut les chefs d’entreprise qui appellent les élus de GBM à la responsabilité face à l’urgence de la sortie de crise et au maintien des entreprises et des emplois en vue de la relance.

Sur le sujet, comme sur tant d’autres, la majorité risque à nouveau de vaciller lors du prochain conseil communautaire.

Yves Quemeneur