Nouvelles voies “vélos-bus” à Besançon

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Vélos et bus ont leur voie réservée sur les boulevards Kennedy et Churchill ; expérimentation pour 15 jours ©YQ

Alors que la reprise économique est encore bien faible à Besançon et que le sujet du développement des « modes doux » était et sera au centre des joutes électorales, la municipalité en intérim expérimente une nouvelle voie cyclable sur les boulevards entre les tours de l’Amitié et la rue de Vesoul pendant la période de déconfinement.

Depuis ce jeudi 14 mai, dans chaque sens, les deux voies de droite sont réservées exclusivement aux vélos et aux bus sur les 3,5 kilomètres des boulevards Kennedy et Churchill. Selon la Mairie, l’espace ainsi libéré devrait faciliter les déplacements à vélo et améliorer la circulation des bus sur cet important axe traversant de l’agglomération bisontine.

3,5 kilomètres de voies cyclables entre les tours de l’Amitié et la rue de Vesoul.

Les travaux d’aménagement et de marquage au sol ont débuté. La circulation des voitures et des poids lourds, encore peu importante en ce début de déconfinement, crée malgré tout des embouteillages, en particulier aux feux tricolores. Quand les entreprises, collèges et lycées auront repris une activité normale, le boulevard pourrait bien devenir un goulot d’étranglement pour les grands bisontins obligés d’utiliser leur véhicule personnel pour aller travailler.

Promiscuité difficile pour les cyclistes
La circulation était déjà difficile autour du giratoire de la route de Gray ce jeudi 14 mai ©YQ

Des cônes de signalisation sont posés séparés les deux voies. Les cyclistes risquent bien d’être pris en tenaille entre les voitures et poids lourds d’un côté et les bus de l’autre. Le giratoire “Charlottesville”, le plus vaste de Besançon, pourrait être un piège à vélos, entre les boulevards Churchill et Kennedy, la route de Gray et l’avenue Léo-Lagrange. Même si la vitesse sera réduite à 30 km/heure à l’approche des carrefours, difficile de slalomer à vélo entre les voitures. L’expérience est programmée pour durer quinze jours.

Yves Quemeneur