Olivier Dussopt en visite ministérielle à Besançon

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Christine Bouquin la présidente du département et Olivier Dussopt ministre des comptes publics sous le regard de Gustave Courbet ©YQ

Le ministre qui « tient les cordons de la bourse » était à Besançon ce lundi 10 mai pour faire le point sur le plan de relance avec les acteurs économiques et les élus du territoire.

Tôt le matin, il s’est entretenu avec les acteurs économiques du département et leur a présenté le plan “France Relance”, un pacte de confiance entre l’Etat et les entreprises pour une croissance forte de sortie de crise. Selon plusieurs économistes français, dont Philippe Dessertine, la sortie de crise devrait être plus rapide et plus forte que prévu. Pour l’universitaire, professeur en sciences de gestion et directeur de l’institut de la Haute finance, “les taux de croissance attendus pour 2021 et 2022 seront exceptionnels. Il sera capital d’accrocher le train de la relance tant son accélération sera spectaculaire” Le territoire comtois et notamment l’agglomération bisontine sont des terrains propices pour profiter d’une nouvelle croissance, différente, obligeant à s’adapter en permanence aux nouveaux besoins des consommateurs partout dans le monde. Les savoir-faire, le talent et les virages pris vers les hautes technologies médicales et mécaniques sont des atouts, ont fait savoir tous les acteurs économiques au ministre des comptes publics.

Olivier Dussopt, le ministre des comptes publics, a signé un accord départemental “France Relance” avec le département du Doubs ©YQ
Au conseil départemental du Doubs, Olivier Dussopt a été reçu par Christine Bouquin entourée de Ludovic Fagaut, Pierre Simon et Odile Faivre-Petitjean vice-présidents et Annick Jacquemet, conseillère départementale et sénatrice du Doubs ©YQ

En fin de matinée, il a signé avec Christine Bouquin, présidente du département, l’accord départemental du plan “France Relance” entre l’Etat et le conseil départemental du Doubs. Face aux 100 milliards d’euros du plan national, Christine Bouquin a rappelé le plan d’urgence mis en place en 2020 par le département à hauteur de 20 millions et les 160 projets d’investissements de la collectivité sur la période 2021-2027 chiffrés à 180 millions d’euros, en particulier sur les transitions énergétiques et sur le numérique. La présidente a donc fait « un appel du pied » au ministre pour mettre à minima 15 millions de l’Etat sur les 70 millions investis par le département sur 2021-2022. Olivier Dussopt en a profité pour rappeler les 40 appels à projets présentés et validés par les entreprises du département et souligner l’importance dans le plan de relance de la rénovation des bâtiments (privés et publics). Ces rénovations vont dans le sens de la croissance des entreprises et dans la réduction des frais de fonctionnement. Le ministre veut des projets de proximité, au plus près du terrain. Il emprunterait bien la formule de Christine Bouquin “faire dans la dentelle”.

Le ministre des comptes publics entouré de Joël Mathurin préfet du Doubs et Thierry Galvain Directeur départemental des finances publiques ©YQ

Moment important ensuite avec Thierry Galvain, le directeur départemental des finances publiques : “c’est ici que tout se passe” résume le patron de la DDFIP. Effectivement, le « quoi qu’il en coûte » passe par les caisses des finances départementales. Là aussi, le temps est aux investissements de transition énergétique, par l’amélioration du chauffage et de l’éclairage des trois bâtiments bisontins (le siège du Quai Vieil-Picard, l’immeuble de la rue de la préfecture et le centre des impôts de Chamars). De son côté le ministre Olivier Dussopt a souligné l’importance de relocaliser en régions 50 000 agents des finances publiques basés à Paris. Ce sont 56 nouveaux postes qui sont affectés à Besançon. Créations nettes, ce sont aussi des dizaines de familles qui viendront résider sur le territoire bisontin entre 2022 et 2023.

Olivier Dussopt a été accueilli chez Cheval Frères par Antoine Gérard, le dirigeant du groupe familial IMI dont Cheval Frères est une filiale ©YQ
Le ministre des comptes publics a visité “Cheval Frères” à Ecole-Valentin, lauréat d’un appel à projets France Relance, en présence d’Annie Genevard, la députée du Haut-Doubs, Michel Viennet, conseiller départemental du canton, Yves Guyen Maire d’Ecole-Valentin, Fanette Charvier et Eric Alauzet députés du Doubs, visite commentée par Antoine Gérard, le patron de Cheval Frères ©YQ

Olivier Dussopt a terminé sa journée bisontine par la visite de l’entreprise Cheval Frères à Ecole-Valentin. L’entreprise spécialisée dans la fabrication de composants pour l’horlogerie et les industries du luxe emploie 150 salariés dans un groupe familial de 650 salariés. Cheval Frères existe depuis 1848 et n’a eu de cesse d’innover et d’investir dans les machines et les savoir-faire. Son projet « Go to 2023 » a été retenu comme lauréat de « France Relance ». Antoine Gérard, le dirigeant du groupe IMI dont Cheval Frères est une filiale, regrette que l’horlogerie qui fut surtout française soit devenue suisse. “On compte aujourd’hui 2 000 emplois en France dans la filière contre 55 000 en Suisse !”

La journée ministérielle, sous une pluie battante, n’a pas ôté le sourire et l’intérêt d’Olivier Dussopt à découvrir Besançon et ses atouts économiques et écologiques.

Yves Quemeneur