“Oncle Vania” s’invite au Théâtre du Lavoir

70
Une pièce d’une absolue splendeur

Catherine CRETIN, metteure en scène,  nous parle d’Oncle Vania  avec des étincelles dans les yeux. Et, comment donc, c’ est une de ses pièces favorites. Elle a su convaincre la troupe du CAHD de rendre hommage à Anton Tchekhov en prenant plaisir à créer « leur » Oncle Vania.

Tout en exerçant sa profession de médecin Anton Tchekhov publie entre 1880 et 1903 plus de 600 œuvres littéraires dont  La Mouette, La Cerisaie, et Oncle Vania, pièces les plus connues en France.
Publiée en 1897 Oncle Vania est jouée au Théâtre d’art de Moscou le 26 octobre 1899 après de nombreuses retouches.

L’histoire se déroule à la fin de l’été dans une datcha russe au milieu d’un domaine. Le professeur Serebriakov est arrivé depuis un mois dans la maison de sa première épouse, Vera Petrovna, en compagnie de sa seconde et séduisante femme, Elena. Leur arrivée provoque un bouleversement des habitudes. Cette irruption dans la routine gangrène tous les êtres qui partagent cet espace. La tension dramatique entre les personnages provoque un coup de théâtre à la fin de l’acte 3… puis… tout rentrera dans l’ordre à l’acte 4, peut-être…

Cette pièce interroge et offre plusieurs points de vue sur le monde et notamment sur nos relations filiales et familiales. Tchekhov écrit et travaille sur l’âme humaine. Chaque personnage de la pièce est amené à faire le point sur son présent par la parole.
Il met face à face les intellectuels et les manuels, la ville et la campagne, provoquant tant de passion et d’incompréhension parce que l’idéal est mis à bas.
C’est aussi une pièce sur l’héritage, une pièce qui parle avec beauté et poésie des forêts, des arbres et de la catastrophe annoncée si rien ne bouge.

Catherine CRETIN se plaît à évoquer Oncle Vania avec passion « C’est une pièce qui pose la question de la vérité, celle des êtres, des situations, des sentiments,  et qui met à l’épreuve notre responsabilité individuelle et collective dans la marche du monde. Et personne n’est plus fort que l’autre, il n’y a pas d’héroïnes ou de héros ; les personnages de Tchekhov nous ressemblent.
Ce qui est aussi passionnant c’est que Tchekhov trouve des clés pour nous sortir de la tragédie par le grotesque, il pousse l’absurdité pour nous amener à rire finalement de nous-mêmes pauvres humains, pétris de désirs et ne réussissant pas à les assumer. Il nous oblige à nous regarder tels que nous sommes, mortels, parfois désabusés mais toujours vivants ! »

N’a-t-elle pas trouvé les mots justes et réfléchis pour nous inviter à découvrir cette œuvre et peut-être à nous retrouver dans un  personnage d’Oncle Vania ?

Représentations : Samedi 19 octobre à 20h30
                              Dimanche 20 octobre à 17h00
                              Mardi 22 octobre à 20h30

 Théâtre du Lavoir – PONTARLIER

Réservations : 03 81 39 29 36

 

La Troupe du CAHD