Ornans. Pour sauver une classe, les parents d’élèves font appel aux sénateurs et députés

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Le Groupe Scolaire Courbet devrait perdre sa septième classe ce matin. Le Syndicat scolaire, proteste depuis le mois de juillet contre cette décision

Le syndicat scolaire BCMOS (Malbrans, Chassagne, Ornans et Scey-Maisières), se bat depuis 1 mois pour maintenir une septième classe élémentaire dans le Groupe scolaire Courbet. Après avoir rencontré l’inspection académique, la mairie et les parents d’élèves ont contacté des élus pour tenter d’avoir plus de poids.

« Parents en colère ! » « Non aux fermetures d’une classe ! ». Les affiches de protestations sont accrochés à l’entrée du Groupe Scolaire Courbet depuis plus d’un mois maintenant. L’inspection académique a choisi le 6 juillet, dernier jour de cours, pour annoncer à l’école qu’une septième classe ne serait pas maintenue à la rentrée 2021.

Revirement de situation

Le motif de cette décision ; une poignée d’inscription manque à l’appel. Au moins 5 selon l’inspection académique, pour conserver le même nombre de poste et ainsi éviter d’avoir la totalité des classes à doubles niveaux, et surcharger les salles. Une décision inadmissible pour les parents d’élèves du syndicat BCMOS. « Le 15 juin, nous avions reçu la confirmation que cette septième classe était maintenue avec un comptage effectué à la rentrée prochaine. Deux semaines plus tard, on nous dit l’inverse. Ça n’a aucun sens, d’autant plus que l’État et le Département ont investi dans un nouveau préau actuellement en construction. Le projet a couté 300 000€. Il était nécessaire, mais c’est en contradiction avec cette fermeture de classe. », explique Estelle Bournez, adjointe à la mairie d’Ornans en charge de l’éducation et présidente du syndicat BCMOS. 

Fermer une classe pour la rouvrir l’an prochain ? 

Parents, élus locaux des quatre communes du syndicat se sont tous unis pour écrire d’abord à l’inspection académique, puis au département et enfin à la Préfecture au mois de juillet. Une pétition a également reçu plusieurs centaines de signatures pour le maintien de cette classe. Rien n’y fait. Depuis le 11 août, les sénateur Jean-François Longeot, le député Éric Alauzet et la présidente du Département Christine Bouquin, ont reçu une lettre d’Isabelle Guillaume, maire d’Ornans, et Estelle Bournez.

Les conséquences, au-delà de la surcharge, sont aussi sanitaires. Si les classes élémentaires de CP et CE1 ne peuvent pas dépasser 24 élèves, chez les plus grands, chaque classe devrait en compter au moins 27. Dans son courrier au sénateur, Isabelle Guillaume ajoute « les effectifs de la rentrée 2022 s’annoncent en augmentation, avec plus d’entrées en CP que de départ en 6ème. Dès lors pourquoi fermer une classe alors que celle-ci sera nécessaire l’année suivante ? ».

À 10 jours de la rentrée scolaire, la classe n’est toujours pas maintenue. Les travaux du préau eux, ont pris de retard. La faute à l’une des entreprises responsables du chantier « partie en vacances ». 

Martin SAUSSARD