Pas de vacances pour Jean-Philippe Allenbach

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Jean-Philippe Allenbach s'emporte contre la permanence électorale d'Anne Vignot mais conserve son local "électoral" Place du Huit-Septembre ©YQ

Le Président du Mouvement Franche-Comté ne décolère pas depuis l’élection d’Anne Vignot comme Maire de Besançon. Un récent communiqué enjoint à la nouvelle édile de Besançon de nettoyer la devanture de son ancien local de campagne.

La Maire de Besançon a conservé la devanture de sa permanence électorale deux mois après l’élection ©YQ

“Depuis près de 2 mois que les élections ont eu lieu, Mme Vignot n’a toujours pas trouvé le temps de retirer l’affiche (avec une grande photo d’elle-même en plein pied) qui se trouve en  vitrine de son ex-permanence électorale du 75 Grande Rue. Sans oublier une deuxième affiche mettant bien en avant ses soutiens politiques, notamment le Parti communiste et le Parti socialiste” s’irrite l’ancien candidat régionaliste à la mairie de Besançon. Jean-Philippe Allenbach en rajoute à l’encontre des écologistes : “Les Verts sont pourtant contre la pollution visuelle et la publicité urbaine et pour des villes propres”.

Deux mois après le second tour des élections municipales, il reste encore les traces du local électoral de Ludovic Fagaut rue des Granges ©YQ
Eric Alauzet, candidat malheureux à la Mairie de Besançon, n’a toujours pas ôté l’enseigne sur la devanture de son local de campagne le 17 août ©YQ
La permanence d’Alexandra Cordier est fermée depuis le 15 mars – photo prise 5 mois après ©YQ

Si le propos est censé, Jean-Philippe Allenbach aurait dû demander la même chose aux autres candidats. Les affiches, slogans et panneaux sont restés depuis deux mois aux permanences électorales d’Alexandra Cordier rue Pasteur, d’Eric Alauzet Grande Rue et de Ludovic Fagaut rue des Granges. Quant à Jean-Philippe Allenbach, il affiche clairement son opposition dans un local Place du Huit-Septembre…mais il est vrai qu’il s’agit du siège de son Mouvement Franche-Comté.

Compte tenu du taux de vacance important des commerces dans le centre-ville de Besançon, conserver des semblants de permanences électorales, quand “la messe est dite” depuis deux mois, n’incite pas les investisseurs à dynamiser la Boucle.

Yves Quemeneur