Pays Horloger. Bonjour la France, ici la Suisse

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Il aura fallu patienter 18 mois avant de voir les ondes suisses passer à nouveau la frontière.

Quelques mois auront suffi à prouver une fois encore que français et suisses ne peuvent se passer les uns des autres. Dans la sphère professionnelle mais pas seulement…

C’était au début de l’été 2019. Les téléspectateurs français de la zone frontalière découvraient avec tristesse qu’ils ne pouvaient plus avoir accès aux chaînes de télévision suisses. Un crève-cœur tant l’habitude est installée de longue date de partager l’information à saute frontière. Mais à l’époque, nos voisins suisses ont éteint purement et simplement l’émetteur du Chasseral « pour des raisons économiques ». Les réactions ont été nombreuses en France : pétitions d’habitants, courriers officiels d’élus locaux voire même de parlementaires, les autorités suisses comme le ministère français de la culture ont été alertés de ce manque ressenti cruellement.

La question étant économique et non technique, c’est donc mathématiquement que se résout finalement cette équation. Et c’est le Département du Doubs qui va débloquer 30000€ par an durant les trois prochaines années pour que les habitants à la frontière puissent à nouveau profiter des émissions de la RTS (Radio Télévision Suisse). Après 18 mois sans son et sans image venus de l’autre côté de la frontière, les ondes passent à nouveau puisque l’émetteur du Chasseral est à nouveau en fonction. Dire que des gens pensent que français et suisses ne s’aiment pas alors qu’ils ne peuvent finalement pas se passer les uns des autres, que ce soit au travail ou à la maison…

Pour les français du Pays Horloger notamment, c’est en tout cas une bonne nouvelle à l’heure où des savoir-faire transfrontaliers sont reconnus au niveau international. Une preuve de plus que ces territoires voisins ont des destins et des intérêts intimement liés.