Poubelles des champs et des écrans

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Des comportements inadmissibles qui malheureusement se répètent

Ces derniers jours à nouveau, l’actualité a été marquée par la colère d’un agriculteur fatigué de devoir se muer en éboueur dans ses champs…

C’était il y a quelques mois, au printemps de l’année dernière…A l’instar des paysans suisses qui ont lancé une campagne de sensibilisation, quelques agriculteurs français affichaient aussi leur ras-le-bol de voir leurs pâtures souillées par des déchets. Et à peine les beaux jours revenus, l’histoire se répète. Alors que faire ? La délation comme y invite des internautes coutumiers du fait et autoproclamés Zorro des réseaux sociaux au mépris des règles de droit élémentaires ? Drôle de société où non seulement la nature n’est pas respectée mais en plus les citoyens vengeurs et moralisateurs s’en mêlent…

Alors plutôt que de voir votre nom, votre plaque minéralogique voir pire votre photo apparaitre sur les murs de milliers d’internautes ou plus légalement d’avoir à votre porte gendarmerie ou police municipale, quelques rappels s’imposent au vu par exemple du récent rapport de l’organisation non gouvernementale Les Robins des Bois. Le phénomène est en effet, toutes proportions gardées, comparable à celui de la pollution des océans par les plastiques. En France, chaque année, pas moins de 60000 gros bovins seraient victimes de tumeurs et d’infections par l’ingestion de toutes sortes de détritus accumulés dans les champs et à proximité immédiate des exploitations. Cela va des résidus de fils de fer de barbelés en passant par des débris de verre et autres résidus de pneus. Sans oublier les nombreux plastiques de toutes sortes et autres canettes…Il suffit d’y réfléchir quand vous randonnez ou quand vous roulez sinon à juste titre la loi vous le rappellera. Ou pire les réseaux sociaux !

 

Des règles aussi pour les déchets verts

Le code de l’environnement précise que les déchets végétaux ne doivent être ni abandonnés, ni brûlés à l’air libre. Leur mise en décharge est interdite depuis 2002. Cette interdiction est justifiée par la gêne occasionnée par les fumées, les odeurs et la pollution de l’air produite par la combustion des déchets. Les déchets verts doivent donc faire l’objet d’une valorisation, comme le compostage.

Une benne à déchets verts a par exemple été installée par la Communauté de Communes du Val de Morteau à Villers-le-Lac dans l’enceinte des ateliers municipaux, 12 route des Brenets. Elle sera à votre disposition jusqu’au 30 novembre.  Feuilles mortes, tontes de gazon, tailles de haies, résidus d’élagage  y sont acceptés mais pas les épluchures et autres déchets ménagers.