Quelles forêts chez nous demain ?

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Les communes forestières perdent une part importante de leurs recettes.

Il y a urgence. Les sécheresses à répétition mettent les communes au pied du mur quant à l’avenir de leurs forêts qui représentent souvent une part importante de leur budget.

Dans le Doubs, les crises sanitaires qui touchent les forêts se succèdent. Les scolytes qui sont des dizaines de milliers au mètre carré, ravagent des arbres rendus fragiles par l’absence de pluie asséchant encore un peu plus cette végétation qui périt sur pied comme tout le monde peut s’en apercevoir d’un simple coup d’œil. Seul moyen d’éviter une propagation qui accentuerait encore cette crise, couper et évacuer ces arbres.

Ecologiquement, la situation est donc inquiétante, mais elle l’est aussi d’un point de vue économique, notamment pour certaines communes, dont la filière bois est la principale source de recette. Le budget municipal se resserre donc un peu plus encore et il faut réduire, voire réduire les travaux et investissements ce qui, par effet domino, touche aussi le tissu économique local.

L’Office National des Forêts a essayé de rassuré les élus lors d’une réunion des communes forestières récemment à Valdahon. Selon ses techniciens, la pérennité de la forêt dans le Doubs passe par le remplacement des épicéas par des peuplements plus mélangés. Il faut notamment des espèces plus résistantes au réchauffement climatique et par conséquent plus armées contre les maladies et les parasites.

Forcément inquiets pour l’avenir proche, les maires en appellent à l’État pour les aider à évacuer les bois malades et à reboiser au plus vite.