Recherche de victime immergée

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L'exercice a mobilisé de nombreux sapeurs-pompiers (photo sdis25)

C’est le thème d’une manœuvre qui s’est déroulée ces derniers jours à Villers le Lac. L’occasion de mettre en avant l’importance en pareil cas de chiens

Une manœuvre combinée de l’équipe nautique avec plongeurs et sauveteurs aquatiques et de l’équipe cynotechnique du Service départemental d’incendie et de secours du Doubs a permis de mettre en place plusieurs exercices et scénarios autour de la recherche de victime immergée.

La recherche de noyés est une spécialité qui s’inspire des techniques en recherche terrestre. Elle est notamment employée depuis une dizaine d’années par la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Les capacités olfactives du chien permettent d’accroître les chances de survie d’une personne immergée, en sectorisant et réduisant la zone d’intervention où les plongeurs pourront retrouver la victime. Cette technique permet aussi de retrouver le plus rapidement possible les victimes décédées par noyade. Une manière de sauver des vies autrement, mais aussi de permettre aux proches de pouvoir faire leur deuil. Enfin, la restriction de la zone de recherche optimise le temps de plongée des équipes.

« Lorsqu’on cache une personne, l’animal sait distinguer qu’il manque, dans la masse globale des odeurs individuelles présentée par un groupe d’individus, une odeur particulière. C’est ainsi qu’il se met en recherche de victimes » expliquent les spécialistes. « Le chien a la capacité d’atteindre des zones difficiles d’accès pour les personnes comme des buissons et se révèle plus efficace qu’une battue humaine. Un quart d’heure lui suffit pour ratisser 3 à 5 hectares de terrain et y détecter une présence humaine ». L’éveil olfactif commence par un simple jeu avec le maître, dont les règles vont se complexifier peu à peu. Les capacités olfactives du chien sont également étendues aujourd’hui pour la détection de produits accélérateurs d’incendie.