Responsabilisation

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Bonjour à tous, et bienvenue en cet avant-dernier mois de l’année.

Tout va bien, les premiers flocons de neige viennent de faire leur apparition et la dictature de la bienpensance poursuit, sans
embûche, sa basse besogne : déliquescente, et décadente.

Dernier exemple, pas plus tard que la semaine dernière, avec notre chère secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes (notez toute la cohérence de la démarche « égalitaire » qui consiste à positionner volontairement femmes devant hommes dans l’intitulé de son ministère, ce qui révèle cette attitude revancharde sinon haineuse face au « camp » opposé), laquelle a fustigé, mardi, le « violent mépris des mères isolées » de Julie Graziani, qui a osé, en direct, critiquer les choix de vie d’une mère célibataire au Smic.

Il y a pourtant un incontestable pragmatisme dans la déclaration de la chroniqueuse :

« Je comprends très bien qu’elle ne s’en sorte pas, c’est sûr qu’elle ne s’en sort pas à ce niveau-là », a commenté dans un premier temps la consultante de LCI, qui s’est donc montrée plutôt compréhensive et empathique.

Et de poursuivre :

« Mais je ne connais pas son parcours de vie à cette dame. Qu’est-ce qu’elle a fait pour se retrouver au Smic ? Est-ce qu’elle a bien travaillé à l’école ? Est-ce qu’elle a suivi des études ? Et puis, si on est au Smic, et bien il ne faut peut-être pas non plus divorcer dans ces cas-là. À un moment donné, quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés, et des boulets sur des boulets, on se retrouve avec des problèmes ».

Certes le propos est un peu rude, il bouscule, il dérange, mais il est incontestablement réaliste. En l’espèce, il pointe du doigt les manquements, les défaillances, qui expliquent comment et
pourquoi, un parcours de vie peut tout à coup, se retrouver chaotique ou insatisfaisant.

Face à la vindicte qu’elle a suscitée sur les réseaux sociaux, Julie Graziani, a tenu à préciser sa pensée dans une série de tweets.

« Chacun est responsable de ses parcours de vie. Tu as fait le mauvais choix de boulot, tu as fait le mauvais choix de mec, tu assumes. Ce n’est pas à l’État d’arranger tes problèmes », a-t-elle insisté, estimant que la « société (était) devenue un gigantesque triangle de karpman avec des plaignants vindicatifs ».

Encore une fois, le pragmatisme est indéniable. En effet,
chacun est responsable de sa vie, maître de sa destinée et des conséquences de ses actes.

D’autant plus que vivre (et rester) en couple nécessite de satisfaire à quelques devoirs, notamment celui de remplir son rôle et de tenir sa place comme il se doit. Mais pour ceux qui n’y parviennent pas, se victimiser est bien plus pratique que de s’attaquer, avec courage et honnêteté, au nœud du problème…

Seulement voilà, certaines notions du principe de réalité échappent aux progressistes du nouveau monde… surtout lorsque cela les dérange !

A propos de cohérence et d’égalité, n’oubliez pas de fêter mardi prochain la Journée internationale des hommes. Un événement célébré tous les 19 novembre depuis 1999. Mais pas par tout le monde… Loin s’en faut !

Tiens donc ! La démarche égalitariste serait-elle soudainement devenue asymétrique ?

Cyril Kempfer