Session de clôture du Conseil départemental du Doubs

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Le 31 mai s’est tenue la dernière assemblée plénière du conseil départemental avant les élections qui auront lieu les 20 et 27 juin prochains.

Christine Bouquin, dans ses propos introductifs, a remercié l’ensemble des conseillers départementaux “pour le chemin parcouru ensemble, en bonne intelligence, quelles que soient nos opinions, dans un profond respect réciproque…” Elle a remercié en particulier les 11 élus dont c’était la dernière assemblée et qui ne se représentent pas au suffrage des habitants du Doubs : Françoise Branget, Serge Cagnon, Virginie Chavey, Marie Chassery, Gérard Galliot, Philippe Gonon, Michèle Letoublon, Alain Marguet, Rémy Nappey, Danièle Nevers et Pierre Simon.

La présidente, prudente dans ses termes (campagne électorale oblige) n’a pas oublié l’année horibilis qui vient de se passer “cette crise nous aura changé” dit-elle et qui a fortement impactée les comptes du département, voyant les bénéficiaires du RSA exploser à +11%. “Cette ultime session du mandat nous aura convaincu de la capacité d’adaptation des uns et des autres, signe de notre intelligence collective”.

Constat ou déclaration électorale, Christine Bouquin ne pouvait manquer de dire “la fierté dans le rapport d’activité 2020, celle d’avoir accompli sa mission, fait son métier auprès des doubiens, tenu bon pour être présents dans nos compétences de tous les jours…”.

Prudente aussi, Martine Voidey (canton de Valentigney) pour la minorité qui “rend hommage aux élus de gauche du conseil départemental et s’inquiète des élections confuses”. Si elle reconnaît quelques avancées, l’élue du pays de Montbéliard évoque le peu d’empressement de la majorité à avoir assurée l’égalité femmes/hommes ou encore le retard dans la construction du collège de Bethoncourt. En réponse, Denis Leroux (canton de Morteau) “insiste sur le verre plein au ¾ plus qu’au ¼ vide”. Nous sommes loin des “escarmouches” qui ponctuent les sessions habituelles.

Rapport d’activité 2020

Présenté par Florence Rogeboz (canton de Pontarlier) l’exercice obligé a passé en revue toutes les politiques publiques départementales à l’aune de la crise sanitaire. Dans ce contexte inédit, “les services du département ont assumé leurs missions prioritaires pour le présent et l’avenir du Doubs : Plan départemental d’urgence pour aider les doubiens, les acteurs économiques, touristiques et associatifs à surmonter les difficultés de la crise sanitaire, le schéma départemental cyclable du département, la transition climatique pour Métabief et le Haut-Doubs, les orientations pour la protection de l’enfance”.

287,1 millions d’euros ont été consacrés en 2020 aux solidarités humaines (50,9% des dépenses totales) : EHPAD, allocation personnalisée d’autonomie, personnes handicapées, enfants, allocataires du RSA (13 227 au 31 décembre 2020). Second axe majeur des dépenses départementales, le développement humain pour 36,7 millions d’euros en 2020 concernait les 44 collèges publics et 17 collèges privés du département encadrant 22 320 élèves dans le public et 4 935 dans le privé. Les bibliothèques, les résidences d’artistes les contrats Sport culture jeunesse et l’accompagnement des clubs sportifs (amateurs et haut niveau) en font également partie. 94,7 millions d’euros ont été dépensés à la dynamique territoriale incluant l’entretien des routes départementales, le développement de la fibre, les contrats P@c avec les collectivités ou encore la gestion des Espaces Naturels Sensibles (ENS). Enfin, les ressources internes ont mobilisé 145,2 millions d’euros pour organiser, valoriser et moderniser le travail des 2 300 collaborateurs du département du Doubs.

Une modification budgétaire 2021 impérative

Si l’évolution des dépenses de fonctionnement de plus 4% en 2020 est le résultat de la crise du virus Covid-19, le département avait toutefois maintenu un niveau élevé d’investissements à hauteur de 95,7 millions d’euros, obligeant à un recul net de l’épargne et un recours plus massif à l’emprunt pour les financer.

Il convenait aussi de répondre aux besoins urgents de réfection du réseau routier départemental (3 690 kilomètres) fortement dégradé par les dégâts hivernaux. Un budget supplémentaire dédié aux routes de 6,750 millions d’euros a été dégagé ainsi qu’un montant de 1 million d’euros pour le préfinancement des dispositifs d’Etat d’aides à la pierre. A ces investissements s’ajoutent des dépenses supplémentaires de fonctionnement liées à la viabilité hivernale, à la politique des transports scolaires ou encore aux dépenses de nettoyage dans les collèges du fait du contexte sanitaire.

Plus techniques les rapports sur la politique cyclable et au projet de transition climatiques 2021-2025 du syndicat mixte du Mont-d’Or nécessitaient un vote en Assemblée plénière ; ce sera désormais au nouvel exécutif sorti des urnes le 27 juin prochain de les mettre en œuvre.

Yves Quemeneur