Situation épidémique contrastée dans le Doubs

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Lors d’un point presse ce jeudi 25 février, le Préfet du Doubs a souligné l’augmentation importante du variant anglais. En deux semaines, celui-ci concerne 45% des tests PCR.

Redoubler de vigilance

L’Agence Régionale de Santé et la Préfecture demandent à la population à redoubler de vigilance. La préfecture va concerter les élus locaux du département (Maires et parlementaires) dès le vendredi 26 février  pour renforcer les mesures de prévention comme la généralisation du port du masque, la communication auprès des entreprises pour développer le télétravail et l’accompagnement des familles. « Tester, isoler, protéger » demeure l’évangile des pouvoirs publics.

Sauf que les tests sont soumis à des règles administratives, que l’on ne contrôle pas l’isolement effectif des cas positifs et qu’en matière de protection…le vaccin reste une denrée rare !

L’ARS Bourgogne Franche-Comté et la préfecture rappellent toutefois de garder strictement les gestes barrières et particulièrement : garder une distance de sécurité d’au moins 2 mètres, de porter un masque, aérer et ventiler les espaces clos (y compris les logements individuels) et réduire tous les contacts sociaux.

Des chiffres contrastés

Selon Nezha Leftah-Marie, la déléguée territoriale de l’ARS, le taux d’incidence reste élevé à 172 cas pour 100 000 habitants dans le Doubs alors qu’il est de 154 en Bourgogne Franche-Comté et 202 au niveau national. Le virus affecte 5,7% des personnes âgées pour un taux de 6,4% au plan national.

Selon Santé Publique France, le variant anglais a fortement augmenté dans le Doubs ces deux dernières semaines avec 45% des tests mais le variant sud-africain ne touche que 3% des tests effectués sur le département.

Renforcement des tests en milieu scolaire

L’inspecteur académique Pascal Durand a précisé le calendrier des tests mis en place à compter du lundi 1er mars. Les tests antigéniques seront systématiquement proposés aux élèves et aux personnels dans les lycées et collèges. Des tests salivaires seront également proposés dans l’enseignement de premier degré. Parallèlement, trois établissements du département (ville, rural et montagne) ont été sélectionnés pour suivre semaine par semaine l’évolution des cas positifs.

L’Inspecteur d’Académie a confirmé que ces tests (antigéniques et salivaires) ne pouvaient être pratiqués qu’avec l’accord des parents. Il rappelle enfin qu’une classe ne peut être fermée que si trois enfants de la classe sont testés positifs au virus originel et un enfant si le test concerne le variant anglais. A ce jour, aucun établissement scolaire de l’Académie de Besançon n’est fermé.

Vaccination

Joël Mathurin parle de « dynamique vaccinale qui gagne du terrain… » Même si le département du Doubs a été mieux doté au début de la campagne vaccinale, on ne compte que 5,8% des habitants ayant reçu une première dose de vaccin Pfeizer et 2,8% la seconde dose, soit 12 586 personnes.

Pour le mois de mars, une dotation de 6 930 premières injections Pfeizer est prévue et 654 en résidences autonomie et seniors.

Depuis ce jeudi 25 février, 245 médecins de ville ayant commandé des vaccins Astrazneca auprès des officines de pharmaciens, peuvent administrer le vaccin aux patients de 50 à 64 ans présentant des comorbidités.

Enfin, le préfet a confirmé la mise en place de dispositifs temporaires dans les zones rurales éloignées des centres de vaccination.

S’éloigner de l’épidémie est possible ; cela passe par plus de contraintes, tout le monde en est conscient et l’accepte…et surtout par plus de vaccins, et là c’est un autre problème !

Yves Quemeneur