SOPHYSA, référence mondiale pour la neurochirurgie, s’agrandit sur TEMIS

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Le nouveau bâtiment de 5 700 m² a été imaginé par Brigitte Métra. Son cabinet d'architecture a également conçu le pôle Viotte à Besançon © Métra

L’entreprise créée en 1976, s’est spécialisée dans les implants neurochirurgicaux. Elle porte aussi l’histoire de l’horlogerie. Les premières valves neurologiques ont été élaborées par des salariés issus de l’horlogerie.

Filiale du groupe japonais TOKIBO depuis 1989, l’actionnaire est resté fidèle à Besançon et à son directeur général Philippe Nègre, présent au début de l’aventure. A l’origine d’une innovation majeure pour le traitement de l’hydrocéphalie, SOPHYSA est l’un des quatre acteurs majeurs au niveau mondial dans le domaine des valves neurologiques et des systèmes de monitoring de la pression intracrânienne.

5 700 m² de plus fin 2022

Philippe Nègre Directeur général de SOPHYSA avait convié Anne Vignot la Maire de Besançon à la présentation du nouveau bâtiment qui verra le jour en 2022 ©YQ

La première unité de conception et de fabrication a été construite sur TEMIS en 2007. Le site actuel de 2 800 m² a dû être réaménagé pour répondre aux besoins croissants de la production. Le site emploie actuellement 150 personnes. “L’objectif est de tripler notre production à l’horizon de 10 ans” précise Philippe Nègre. Le directeur général de SOPHYSA ajoute que l’entreprise bisontine a régulièrement progressé de 11% par an depuis 30 ans. Superbe réussite pour la 3ème société sur ce marché de niche dans le monde qui réalise 90% de son chiffre d’affaires à l’export.

Pour faire face à cette croissance exponentielle de son activité, SOPHYSA a choisi de rester sur le site de TEMIS, d’en faire son futur navire amiral avec un nouveau bâtiment de 5 700 m² sur trois niveaux, doté de laboratoires, d’ateliers, d’espaces de bureaux et de coworking ainsi qu’un espace de séminaires destinée à accueillir des sessions de formation et des colloques de neurochirurgie. Une nouvelle « salle blanche » de 700 m² va permettre de doubler la surface de production (une salle blanche est une pièce de production qui permet de minimiser l’introduction, la génération, la rétention de particules à l’intérieur).

En matière de recherche et intégration de compétences, l’entreprise compte embaucher entre 30 et 35 salariés supplémentaires en 2021. Philippe Nègre ajoute “nous travaillons en étroite collaboration avec les écoles d’ingénieurs de Besançon et nous intégrons des jeunes en contrats d’alternance. La spécificité de notre métier nécessite au moins une année de formation dans l’entreprise”.

C’est l’architecte Brigitte Métra qui a conçu le nouveau bâtiment. Elle reprend les mêmes codes esthétiques que le précédent avec des dominantes de verre et d’acier et des lames brise-soleil ondulant selon la lumière. Pour le dirigeant de SOPHYSA “Quand nous accueillons des neurochirurgiens venus du monde entier, nous devons leur offrir un cadre qui correspond à la haute technicité de nos produits et aussi contribuer à l’attractivité de Besançon à travers le monde”.

Fin 2022, l’entreprise bisontine couvrira plus de 8 500 m² pour un investissement total de 12 millions d’euros permettant de doubler ses effectifs d’ici à 10 ans. A une échéance de cinq ans, SOPHYSA ajoutera un nouveau bâtiment consacré à la logistique mondiale de ses produits.

TEMIS un écosystème dynamique adossé au campus universitaire

2 700 emplois à forte valeur technologique ont trouvé leur place dans 140 entreprises couvrant 140 000 m². Ce parc technologique poursuit son développement sur des activités stratégiques qui vont des microsystèmes aux solutions de mobilité, du médical au luxe, de l’aéronautique à l’industrie 4.0. « Grupo Antolin », le groupe espagnol leader mondial des éclairages pour l’automobile va s’agrandir à TEMIS sur 22 000 m².

Les industriels du monde entier font confiance au savoir-faire franc-comtois dans l’infiniment petit. Si le chant des petits oiseaux est une façon d’attirer à Besançon les talents de l’industrie de demain, ces nouvelles pépites ont aussi besoin d’un cadre social et économique attractif, agile et mobile.

Yves Quemeneur