Stationnement à Besançon : le Click sans Collect

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Malgré le confinement, le stationnement reste payant à Besançon

Anne Vignot, la Maire de Besançon a décidé que le stationnement devait rester payant, et donc verbalisable pendant la période de confinement.

Pour justifier sa décision, la première édile de la Ville ne peut pas comparer l’actuel confinement à celui du printemps dernier. “Le dernier confinement était strict, plus personne n’était autorisée à circuler ou presque. Dans la situation actuelle les gens circulent, vont travailler ; c’est pourquoi nous ne souhaitons pas mettre en œuvre la gratuité du stationnement payant au centre-ville qui nous priverait de recettes pour le soutien à la reprise de l’activité”.

Dans son communiqué Anne Vignot souligne le choix du conseil municipal de privilégier les mesures (chèques K’do…) pour un retour dans les commerces après le confinement et l’exonération des droits de terrasse sur l’ensemble de l’année 2020 ou encore de nouvelles exonérations de loyers.

Il n’est pas sûr que les commerçants du centre-ville de Besançon apprécient une mesure qui prive les consommateurs de s’approprier le dispositif d’achat « Click & Collect ». Si l’on peut “cliquer” depuis son salon, il est moins simple de “collecter” ses achats en vélo ou à pied.

De son côté, Jean-Philippe Allenbach (Mouvement Franche-Comté) s’irrite “d’une décision qui va à l’encontre de la propre santé des habitants”. Le régionaliste comtois ajoute “il apparaît, à l’aune de l’impératif de distanciation sociale, qu’il est moins dangereux, pour sa santé et celle des autres, de se déplacer en voiture plutôt qu’à pied ou en transports en commun, lieux publics où l’obligation de port du masque est loin d’être respectée”. Et Jean-Philippe Allenbach de conclure “la décision de la Maire n’est pas une raison suffisante pour faire passer l’urgence climatique avant l’urgence sanitaire et la santé de la planète avant celle de ses habitants”.

Faire payer les consommateurs qui viennent en ville, poursuivre l’action (pourtant nécessaire) de répression contre le stationnement sauvage, ne sont peut-être pas des décisions opportunes alors que les commerces se battent quotidiennement pour maintenir leurs activités. Au nom de l’équité, faudrait-il que la Maire de Besançon instaure le parking payant dans les hypermarchés ?

Yves Quemeneur