Ton univers impitoyable…

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Elle était pourtant charmante Anastasia, portée par sa jeunesse, sa fraîcheur, sa grâce naturelle et son insouciance.

Des atouts authentiques, devenus si rares, si
précieux dans notre époque aux valeurs déliquescentes, qu’ils attisent nécessairement la jalousie voire la médisance sinon la malveillance des personnalités frustrées, insuffisantes, insatisfaites de leur médiocre destinée et prêtes à tout (sauf à se poser les bonnes questions et admettre l’évidence du principe de réalité) juste pour nuire au bonheur et à l’accomplissement des gens plus lumineux qu’eux.

En somme : puisqu’ils en manquent cruellement, l’épanouissement des autres leur est tellement
insupportable…

Ainsi, bien qu’ayant été élue dimanche dernier à Morteau miss Franche-Comté 2020, Anastasia Salvi a dû déposer son écharpe et sa couronne.

La raison ? L’existence de « photos (jugées) inappropriées » pour le comité dont le règlement stipule que si une candidate a posé par le passé, pour des photos en lingerie, nue ou à caractère pornographique, elle doit les lui soumettre.

Ce qui n’était pas le cas ici, les clichés étaient purement artistiques (réalisés dans le cadre d’un concours de coiffure) et sans aucune connotation libidineuse. Pour autant, cela n’a pas empêché le couperet de tomber. Inflexible et déplorable rigidité.

On notera, au passage, l’hypocrisie paradoxale d’un comité qui interdit les clichés en lingerie mais qui incite les demoiselles qui concourent à défiler en maillot de bain et talons aiguilles sur une estrade…

D’ailleurs, on pourrait aussi s’interroger sur les revendications néo-féministes qui évoquent aujourd’hui la sacro-sainte liberté de « s’habiller sexy » (y compris dans les collèges), mais qui affirment en même temps que la femme « ne doit pas être un objet de désir », alors que notre société n’a jamais été si sexualisée. Notamment par le biais d’un rapport au désir « marketé »  de manière à encourager toujours plus la consommation. Surtout celle inutile ou
superflue.

Bref, passons. L’ordre naturel reprend peu à peu sa juste place puisque plus les jours passent, plus le « progressisme » montre les limites et les incohérences de son système.

Quoi qu’il en soit, tout cela n’enlève rien à l’heureuse première dauphine, Coralie Gandelin, brillante étudiante vétérinaire de 23 ans, qui devient donc la nouvelle miss Franche-Comté 2020. Une Jurassienne ancrée à la ruralité, dont nous suivrons avec
attention et fierté la participation à l’élection de Miss France, le 12 décembre prochain…

Cyril Kempfer