Traducteur-interprète, un métier varié.

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L'amour des mots et leur justesse guide le traducteur-interprète.

Un traducteur-interprète peut exercer dans différents milieux pourvu qu’il soit assermenté auprès du TGI (Tribunal de Grande Instance) territorialement compétent. Il faut pour celà postuler par CV et lettre de motivation classiques et biensûr satisfaire au niveau d’écrit et d’oral demandé.

Si les conditions sont remplies, il devient alors expert judiciaire recensé sur une liste officielle émise par la Cour d’Appel, pour une durée probatoire de 3 ans. Sans problème particulier rencontré, l’assermentation est par la suite tacitement reconduite, sur demande de l’intéressé.
Les demandes peuvent correspondre à un travail écrit ou oral, émaner de particuliers ou d’autorités telles qu’un juge, de la gendarmerie, de la police ou de l’administration pénitentiaire. Dans ces derniers cas, il est très important que le traducteur transpose fidèlement les questions des agents, afin que la personne retenue (garde à vue ou autre) puisse se défendre le mieux possible dans sa langue maternelle.
Simon est allemand et exerce cette activité de traducteur-interprète dans la région pontissalienne, en langue allemande. Il est très attaché “à la neutralité qui doit prévaloir das ces circonstances”.
S’il est venu à pratiquer cette profession libérale car il ne trouvait pas de travail, il ne regrette pas son choix. Il explique: “ce métier permet de s’organiser pour ce qui est du travail écrit. Il permet de passer du temps chez soi sans être sédentaire car les déplacements peuvent être nombreux et parfois lointains, vu le manque de confrères en allemand dans la région.”
Il nécessite également des capacités “d’adaptation (accents particuliers etc..) et de spécialisation”. Les documents juridiques ou notariaux emploient des termes très techniques.
Simon ne s’estime pas (et c’est heureux) menacé par les traducteurs électroniques (type google) qui, selon lui, manqueront toujours de la finesse humaine.