Un chef d’entreprise à la tête de Saône, 3ème commune la plus peuplée de Grand Besançon Métropole

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Benoît Vuillemin, nouveau Maire de Saône

Benoît Vuillemin connaît bien Saône, il y habite et son père en fut le premier édile de 1984 à 1995. A 46 ans, l’ancien candidat aux législatives en 2012 dans la deuxième circonscription du Doubs, veut compter dans la gouvernance de la Métropole comtoise.

Une campagne sérieuse

Le 15 mars 2020, la liste conduite par Benoît Vuillemin a obtenu près de 62% des voix face à la liste d’Alain Viennet (38%). Avec 51% de participation, les électeurs de Saône ont voté plus largement que la moyenne nationale. Le sérieux d’une campagne au service des habitants a fait la différence. On notera que les quatre conseillers d’opposition élus (sur 23 conseillers) ont démissionné dès le 16 mars. “Des mauvais perdants pour le nouveau maire, ils avaient pourtant toute leur place au conseil municipal”.

Saône, commune fondatrice du district

Jean-Louis Vuillemin, le père de l’actuel maire, fut la cheville ouvrière, aux côtés de Robert Schwint, de la création du district du Grand Besançon en 1993. 27 ans après, c’est le fils qui entend peser avec toutes les communes périphériques de Besançon, sur l’avenir de la nouvelle Métropole.

Historiquement construite à proximité d’un site remarquable de marais dont la commune tire son nom d’origine celte : « sag » (sacré) et « onna » (eau), elle commande l’accès Sud de Besançon, sur l’axe stratégique de la RN57 franco-suisse. Les 3 100 habitants se répartissent sur un territoire de 3 500 hectares dont 650 hectares de zone humide protégée. Le syndicat mixte du “marais de Saône” est géré depuis 2019 par Grand Besançon Métropole, la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs et le Conseil départemental du Doubs. Commune « zéro phyto », le nouveau maire de Saône souhaite utiliser la richesse du marais, une profession agricole moderne et soucieuse de l’environnement pour développer le « côté nature » de sa commune tout en augmentant la part des zones d’activités en dehors du périmètre protégé.

Saône, carrefour des infrastructures trans-frontalières

Benoît Vuillemin souhaite agir énergiquement avec l’Etat, la région Bourgogne Franche-Comté et la Suisse pour développer et moderniser la “ligne des horlogers” reliant Neuchâtel à la gare TGV de Besançon-Auxons. Cette ligne a vocation à devenir l’outil de déplacement prioritaire des habitants du Haut-Doubs, du plateau et des suisses. “Saône devient ainsi le nœud multimodal entre un tram-train Saône-TGV Besançon Auxons, la ligne TER desservant Valdahon, Morteau et la Suisse” s’enthousiasme Benoît Vuillemin. La plaine de Saône se prête également à la création d’un parking-relais offrant aux habitants du Haut-Doubs un accès facilité au centre-ville de Besançon.

Le premier magistrat de la commune de Saône ne manque pas d’énergie. Il reste l’inconnue de l’élection du Maire de Besançon le 28 juin. Benoît Vuillemin ne veut pas prendre parti entre les trois concurrents. “D’une manière ou d’une autre, il faudra bien travailler avec le maire de la ville centre, quel qu’il soit. Je souhaite simplement que le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole  de demain ne soit pas une chambre d’enregistrement. Je ferai en sorte que les communes périphériques, et particulièrement Saône, prennent toute leur part à la gouvernance issue des urnes le 28 juin”.

Yves Quemeneur