Un exemple de la rigueur suisse

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La sécurité passe par une bonne visibilité.

On ne plaisante pas avec la sécurité routière. C’est une vérité que nos voisins suisses connaissent bien et sans doute à méditer ici où en la matière on a tendance à toujours râler.

En effet, le législateur suisse considère que le givre, qui rend les paysages magiques, peut aussi sur un pare-brise devenir mortel. Une réalité valable pour les autochtones comme pour tous ceux qui circulent en terre helvétique. Avant d’engager votre véhicule dans la circulation, pensez donc à dégivrer votre pare-brise, mais aussi, comme le souligne le code de la route de nos voisins le rendre vierge de toute buée ou boue par exemple. Ne pas prendre le temps de nettoyer son pare-brise peut au final coûter cher, en l’occurrence une amende de 400 francs.

Et côté France alors qu’en est-il ? Le Code de la route prévoit que le pare-brise des véhicules à moteur doit être muni d’au moins un essuie-glace. Cet équipement doit avoir une surface d’action, une puissance et une fréquence suffisantes pour que le conducteur puisse, de son siège, voir distinctement la route. Le pare-brise doit également être équipé d’un dispositif lave-glace. Le défaut d’équipement du lave-glace en état de fonctionnement, par exemple par manque de liquide, suffit à caractériser une infraction. Autrement dit, pour circuler en toute sécurité avec une visibilité assurée, le pare-brise doit être dégagé car pour rappel, sur la route, 90 % des informations sont visuelles. Toute entrave à une conduite dans des conditions optimales permet aux forces de l’ordre de verbaliser avec à la clé, une contravention de troisième classe, c’est-à-dire une amende de 68€.