Une belle leçon d’histoire

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Un spectacle original pour intéresser la jeunesse et leut transmettre la mémoire collective.

Dans le cadre des commémorations du 8 mai, des lycéens et collégiens se sont vus proposer la  projection du documentaire : “Ami entends tu” faisant référence au chant des partisans écrit par Jospeh Kessel et Maurice Druon.

 

L’engagement de 16 jeunes Résistants méconnus du grand public, raconté et mis en scène autour de la radio française de Londres conduit le public sur les différents théâtres d’opérations des « armées » de la Résistance, depuis l’annonce de l’armistice, jusqu’à la libération de la France. A travers cette mettant en scène l’engagement héroïque de ces citoyens, c’est une véritable ode aux résistants et aux Français libres qui ont dit « non » à la défaite en s’engageant au péril de leur vie, pour leur pays et la liberté. Le spectacle présenté avait pour ambition de transmettre leur histoire comme exemple d’engagement pour la jeunesse d’aujourd’hui, dans la défense des valeurs qui font le ciment de la société.

Face à ce jeune public et en présence de nombreux représentants d’associations patriotiques dépositaires de la mémoire collective, une autre question se posait, celle de la transmission quand les témoins directs de tous ces événements auront disparu. Les commémorations traditionnelles suffiront-elles alors même que leur fréquentation est déjà faible ? Une interrogation soulevée par le président des maires ruraux de France Vanik Bervérian en réponse au Souvenir Français : « La question que je me pose à chaque commémoration est celle du sens de ces cérémonies où les conseils municipaux pas toujours au complet, comme les associations d’anciens combattants, sont présents avec des motivations relatives et variables, autant par devoir que par habitude. Encore que dans nos campagnes et proportionnellement aux villes, ces commémorations soient mieux suivies, car cela fait nul doute que la mémoire y est plus vivace. Mais il ne faudrait pas attendre que la conscience soit totalement émoussée pour réagir. A quoi sert-il que ces journées soient chômées si le « souvenir minimum » n’est plus assuré ? Il est temps de réfléchir à de nouvelles formes de commémoration pour ajuster le souvenir du sacrifice des combattants à l’actualité vécue par nos concitoyens »