Une tradition des plus gourmandes

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Une délicieuse galette à savourer entre amis ou en famille

L’élégante expression “tirer les rois” prend tout son sens en ces journées froides du mois de janvier.

Une galette, à la frangipane ou comtoise (pour les puristes), une fève et une couronne, et nous voilà partis pour une dégustation aussi savoureuse que saisonnière. Car l’Épiphanie se célèbre en ce jour du 6 janvier mais les plus gourmands font durer la tradition parfois sur tout le mois de janvier. Les plus impatients ont peut-être déjà dégusté leur première galette avant cette date traditionnelle, si l’on en croit les étals des boulangers et grandes surfaces qui se vident de ces produits spécifiques depuis décembre !
L’usage commande de partager la galette en autant de parts que de convives, plus une. Au Moyen Âge, cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre » était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis. Une autre tradition, d’origine inconnue celle-ci, veut que le ou les plus jeunes présents à la table se mettent sous cette table et décident de la répartition équitable des parts entre les convives en annonçant leurs noms lorsqu’une part est coupée. Cette répartition candide apporte alors toute sa légitimité à l’heureux découvreur de fèves qui devient alors immédiatement le roi, ou la reine, du jour. Toutefois, certains admettent bien volontiers laisser la part à la fève aux enfants.
Bien que 70% des Français consomment des galettes à la frangipane, dans notre région on préférera la galette comtoise, réalisée à base de pâte à choux et parfumée à l’eau de fleur d’oranger. Difficile toutefois d’y glisser une grosse fève en porcelaine sous peine d’être instantanément repérée. On glissera plus volontiers un sujet plat. Et pour la plupart d’entre nous, pas question de se contenter d’une seule galette ! Moment gourmand et convivial par excellence, il se répète au gré des visites auprès des familles et des amis.