Haut-Doubs. Urtière. Un gîte entre modernité et authenticité

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L(intérieur du gîte est un véritable hommage aux paysans d'antan.

Parfaitement en phase avec les besoins actuels de la clientèle touristique avide de grands espaces et d’hébergements atypiques, ce gîte est le fruit d’un travail important notamment au niveau de la décoration. Visite guidée.

Blotti au cœur du massif jurassien sur le parcours du GR5 et de la GTJ, sur le plateau de Maîche, un secteur partie prenant du futur Parc Naturel Régional du Doubs horloger, Urtière est l’un des plus petits villages de France avec sa dizaine d’habitants. Et la fibre déjà arrivée jusqu’ici! Touristiquement, il ne manque pourtant pas d’atouts : son calme, son environnement préservé et ce gîte réhabilité par Samuel Houser. Une ferme isolée, en pleine nature où on peut se ressourcer, randonner, pêcher, faire du VTT, du cheval, du canoë, des sorties à ski ou en raquettes. Sans oublier la proximité de la Via Ferrata et des Echelles de la Mort. Un cadre magnifique, très apprécié des locataires qui plébiscitent cet isolement. Une naturopathe ne s’y est d’ailleurs pas trompée et propose régulièrement sur place des semaines détentes, relaxation, méditation…

Bref, le bonheur est dans le pré et aux alentours, mais aussi à l’intérieur de ce gîte. « J’ai acheté cette ferme comtoise de caractère, typique de notre pays car J’aime le patrimoine bâti, restaurer et mettre en valeur des objets anciens » explique le propriétaire. « J’ai commencé par la restauration du premier hébergement qui comprend une grande salle avec four à pain et tuyé, pouvant accueillir 35 personnes. On y voit des plafonds bois atypiques en forme de voûte dans la cuisine et le salon ». La vaste bâtisse a permis la création d’un second espace à destination de l’itinérance ou petits séjours. Un lieu insolite : « J’ai utilisé les matériaux locaux et outils d’antan pour façonner ce nouveau gîte. Par exemple en créant un lit avec un traineau et un autre à partir d’une limonière à chevaux , un canapé qui est en fait une voiture a échelle d’antan, l’escalier provient de la charpente démontée, un bois qui a 200 ans, une table et des fenêtres réalisées à partir de râtelier ou encore une table de cuisine qui était autrefois un trieur de graine de foin ». De vrais touches d’authenticité dans un ferme de caractère où la modernité a toutefois toute sa place. Samuel Houser a en effet opté pour un chauffage à plaquettes de bois qu’il alimente en privilégiant une filière courte via une société basée à quelques kilomètres seulement.

A noter enfin que le gîte va encore évoluer avec la création dans la grange d’un petit musée des métiers d’autrefois pour lequel le propriétaire cherche toute sorte d’outils.