Haut-Doubs. Val de Morteau. Le salut viendra-t-il du ciel ?

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Stocker l'eau tombée du ciel pour un usage domestique, une des solutions pour faire face en cas de sécheresse...

Beaucoup de voix s’élèvent pour que la France rende les récupérateurs d’eau obligatoires. Un dispositif qui réduirait la consommation lors des périodes délicates qui se répètent d’année en année.

Ces dernières années, les sécheresses successives ont marqué les esprits et montré la vulnérabilité de l’activité humaine face à la nature. L’eau est rare et précieuse. La gestion de cette ressource est donc de plus en plus essentielle notamment dans le secteur du bâtiment. Déjà, un arrêté ministériel de 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments permet à toute personne qui le souhaite d’installer un système de réutilisation des eaux de pluie. De leur côté, les collectivités peuvent aussi promouvoir un tel dispositif pour les bâtiments et habitations neufs en prévoyant des dispositions rendant obligatoire la gestion à la parcelle des eaux de pluie dans leur zonage pluvial annexé au plan local d’urbanisme.

Enfin, la loi Economie circulaire de 2020 prévoit qu’un décret « détermine à partir de 2023 les exigences de limitation de consommation d’eau potable dans le respect des contraintes sanitaires afférentes à chaque catégorie de bâtiments, notamment s’agissant des dispositifs de récupération des eaux de pluie ».

Pour le sénateur Jean-François Longeot qui a récemment attiré l’attention de la ministre de la transition écologique « installer une citerne pour la récupération des eaux de pluie lors de la construction d’une maison neuve semble pertinent afin de remplacer la moitié de la consommation d’eau mensuelle d’un ménage par de l’eau de pluie ». Une solution que beaucoup souhaite voir devenir obligatoire.