VDI et nouvelle vie ?

124
Des démonstrations sont faites lors des réunions à domicile.

La vente à domicile indépendante, ou VDI, séduit de plus en plus de Français.

C’est une tendance qui se confirme : la vente à domicile indépendante recrute à tour de bras des personnes souhaitant obtenir un complément de revenus ou se créer un emploi à temps plein. Devenir VDI est très simple et, sous un certain seuil de revenus, dispense même d’un enregistrement à un registre professionnel.
Concrètement, le VDI démarche lui-même sa clientèle auprès de laquelle il fait la promotion des produits de la marque qu’il représente. Bien souvent, ce sont des réunions à domicile qui permettent la démonstration en direct des produits. Cela crée en plus un lien social très apprécié des vendeurs et des organisateurs de soirées. Internet et les réseaux sociaux sont également une source inépuisable de possibilités de vente, à condition parfois de respecter les consignes de la maison mère.
Cette indépendance de travail peut largement séduire, comme c’est le cas pour Audrey Martins, vendeuse indépendante de la marque de cosmétique Younique, à découvrir sur sa page facebook Aud’Au Bonheur. “Je ne suis VDI que depuis quelques mois mais pour rien au monde, je ne reviendrais en arrière, s’enthousiasme la pétillante jeune femme. J’ai été attirée par le fait d’être indépendante. Je voulais concilier vie de famille et vie professionnelle, m’occuper de mes enfants le plus possible, sans avoir à les confier des journées entières à une nounou. Mon souhait le plus cher serait de vivre pleinement de mes ventes. Je ne me verrais pas faire autre chose.”
Pour Séverine Authier, assistante maternelle à la Cluse-et-Mijoux, c’est un autre son de cloche : “J’ai été VDI pour une marque de produits à base d’aloe vera. Je me suis lancée dans l’aventure parce que j’avais été séduite par les produits, mais aussi parce que je voulais voir autre chose, me prouver que je pouvais y arriver, sortir et voir du monde … C’était sans compter sur les impôts qui guettaient la moindre de mes rentrées d’argent et auprès desquels je devais faire des attestations prouvant que je gagnais trois fois rien. La paperasse était pesante … En plus, ce n’était pas tellement rentable, entre les produits que je devais commander à mon compte pour les présentations, les frais d’essence, les cadeaux offerts aux hôtesses, je rentrais à peine dans mes frais. J’ai arrêté au bout de 18 mois. »
En Franche-Comté, la vente à domicile emploie 12500 personnes, dont plus de 5000 dans le Doubs.*

Si l’aventure vous tente, de nombreuses informations sont disponibles sur le site www.objectifvdi.com.

*Chiffres de la Fédération de la Vente Directe