Zoom sur une maladie qui touche de plus en plus de personnes : l’obésité.

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La journée mondiale de l'obésité se tiendra le 17 mai.

Le 17 mai prochain se déroulera la journée européenne de l’obésité. Cette journée spécifique vise à sensibiliser l’opinion publique sur un fléau qui touche 12% de la population mondiale.

Qu’est-ce que l’obésité ?
Selon l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé), l’obésité se définit en fonction de l’IMC (Indice de Masse Corporelle) d’une personne, qui se définit en fonction de son poids et de sa taille. Pour définir son IMC, il suffit de diviser son poids (en kilogrammes) par sa taille au carré (en centimètres). Si le résultat oscille entre 18,5 et 25, vous avez un IMC normal. Jusqu’à 30, on parle de surpoids et au-delà d’obésité. En deça, on évoque la maigreur. Ces chiffres ne sont donnés qu’à titre indicatif et sont à étudier en fonction du sexe, de l’âge et de l’activité de la personne.

L’obésité en quelques chiffres
Dans le monde, 30% des adultes sont en surpoids et 12% souffrent d’obésité, ce qui fait 1,9 milliards de personnes, dont 650 000 millions obèses. 2,8 millions de personnes en meurent chaque année*. Des chiffres alarmants quand on sait les impacts négatifs que peut causer un excès de poids sur notre santé, notamment en terme de maladies cardio-vasculaires, de diabète et de cancers. C’est pourquoi l’OMS évoque même une épidémie mondiale.
Plus grave encore, plus de 4,6 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids en 2016. les enfants dans cette situation ont beaucoup plus de risques de souffrir d’obésité à l’âge adulte et par conséquent, de développer des maladies graves, pouvant conduire à des décès prématurés ou des incapacités.
La prévalence de l’obésité a presque triplé entre 1975 et 2016. Ce fléau touchait uniquement les pays développés mais désormais, il empoisonne également la vie des habitants des pays à revenu faible ou intermédiaire. Ainsi, la triste première place revient à l’Égypte avec 35% de sa population en situation d’obésité. Les États-Unis, quant à eux, ont le plus fort taux d’enfants de moins de 20 ans souffrant d’obésité avec 13%.
Le Vietnam, quant à lui, tire son épingle du jeu et est le champion de la forme avec seulement 1% d’obèses, au même titre que le Bangladesh.
Quant à la France, 14% des hommes et 17% des femmes sont obèses, et 44% d’hommes et 27% de femmes sont en situation de surpoids. En Franche-Comté, 15,4% de la population adulte est en obésité.

Les raisons évoquées
L’obésité augmentant dans tous les pays du monde, la richesse n’est plus une raison évoquée par les spécialistes. On parle davantage d’urbanisation massive et donc de sédentarité ainsi que d’alimentation ultra industrialisée.
En effet, depuis 1990, les prix des produits transformés issus de l’industrie baissent de 1 à 2% chaque année, tandis que le prix des fruits et légumes s’envole de 2 à 3% sur la même période.**
Autrement dit, on mange plus riche et plus calorique mais on se dépense moins. Le résultat d’une telle équation est une prise de poids inévitable et dommageable.
De plus, un autre facteur aggravant peut se greffer : le sommeil. Un sommeil perturbé et de mauvaise qualité peut également être source de prise de poids.

Quelles solutions ?
L’OMS évoque naturellement la nécessité de se nourrir d’aliments frais et sains tels que fruits, légumes, légumineuses, noix, …, de limiter les apports en aliments trop riches, les graisses saturées, le sucre et le sel. Elle recommande également de pratiquer une activité modérée à hauteur de 150 minutes par semaine.
En 2013, les états membres de l’OMS ont pris la résolution de lutter contre les maladies non transmissibles, dont l’obésité fait partie. Des mesures concrètes sont alors proposées comme une meilleure lisibilité des valeurs nutritives des aliments, la réduction du sucre dans les boissons non alcoolisées, la réduction du sel dans les plats préparés et l’abandon des acides gras dans l’industrie agro-alimentaire. Il est également question d’instaurer une taxe spéciale sur les produits considérés comme “néfastes” pour la santé. Toutefois, cette bonne volonté se heurte à l’alliance internationale des produits alimentaires et des boissons qui regroupe des multinationales célèbres aux noms bien connus : McDo, Pespi, Coca, Nestlé, … Le bras de fer s’annonce musclé. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un jour, nos vies valent plus que leurs profits.
* Source : OMS
** Source : the rising cost of healthy diet

La nourriture riche et industrialisée est largement pointée du doigt.