Ces 29 et 30 janvier, la salle Proudhon de Besançon s’est transformée en témoin de l’histoire de la Compagnie Bacchus. Une exposition retraçait l’histoire de la troupe de théâtre qui fête aujourd’hui ses 40 ans, de sa création en 1985 à aujourd’hui. Le 30 janvier au soir, la troupe s’est produite dans cette même salle pour jouer sa nouvelle pièce Courbet & Mathilde : « Nous nous sommes appuyés sur la correspondance et les lettres récemment découvertes échangées entre Gustave Courbet et Mathilde Carly de Swazzema », explique Jean Pétrement, acteur, metteur en scène et fondateur de la compagnie.
40 ans de scène en France et dans le monde
La compagnie Bacchus comprend aujourd’hui une trentaine d’intermittents du spectacle et joue neuf spectacles à travers la France. « On défend un théâtre engagé sur les rapports sociétaux. La compagnie, c’est aussi un vrai travail autour de la formation, car nous sommes organisme de formation depuis longtemps, et un engagement social avec de nombreuses interventions dans les écoles, en prison, etc. », souligne Jean Pétrement. Depuis 40 ans, la troupe a connu de nombreux succès à Paris, en France et même un peu partout dans le monde. En 1987, la compagnie fait même jouer la star du cinéma français Dora Doll, dans le « Candelaio » de Giordano Bruno, spectacle créé à Besançon avant d’être repris à Paris, Alès et Marseille.
De Besançon à Vesoul
Le groupe naît à Besançon en 1985, et crée le théâtre Bacchus en 1988 qui deviendra l’Espace Bacchus. En 2013, le théâtre est forcé de fermer ses portes à cause de fortes dettes : « Heureusement, à ce moment-là nous avons tourné dans le monde entier grâce à notre pièce « Proudhon modèle Courbet », qui a eu un énorme succès. Ça a permis d’éponger les dettes », précise l’acteur. Alors, en 2018 la compagnie quitte sa ville natale pour s’installer au Théâtre Villon à Vesoul, où elle propose depuis une programmation locale.
Même si elle n’y est plus installée, la compagnie se devait de venir fêter son anniversaire à la maison : « J’adore cette ville, c’est ici que tout a commencé ! On essaie toujours d’entretenir un lien particulier avec Besançon, c’était important de faire ça ici », se réjouit son fondateur.

































