L’aéroclub continue de moderniser ses équipements. Après l’arrivée d’un nouvel avion silencieux pour former les pilotes en avril dernier, le club a fait l’acquisition d’un simulateur de vol. L’outil pédagogique est arrivé en mai 2026 et a été inauguré le vendredi 2 octobre. « C’est une nouveauté, on n’en avait pas avant. Là, on a un outil complémentaire à destination des élèves pilotes mais également des élèves brevetés dans le cadre d’une formation continue », souligne Patrick Saint-Voirin, président de l’aéroclub de Pontarlier.
Même configuration qu’un cockpit
Ce simulateur devrait permettre aux élèves de continuellement pouvoir s’entraîner, quelle que soit la météo. « Au vu de l’emplacement de Pontarlier, il y a des périodes où l’on peut moins voler. Cet outil permet aussi de travailler au sol sans contrainte de pilotage pour découvrir des situations complexes. Cela permet de s’exercer en toute sécurité », poursuit le président.
Concrètement, le nouveau simulateur propose un entraînement immersif aux pannes moteur, pannes d’instruments et urgences, une gestion méthodique des vols en météo dégradée et perte de visibilité. Il permet aussi de s’entraîner sur tous les types d’avions : ceux avec cadrans et aiguilles, et ceux avec des écrans, comme le nouvel avion SportStar qui a rejoint la flotte de l’aéroclub en avril.
Le simulateur a la même configuration qu’un cockpit avec une double commande. « Il y a un ordinateur déporté qui permet à l’instructeur de préparer le vol et de proposer une panne par exemple ou un scénario particulier. Le pilote, lorsqu’il se retrouvera en vol, aura déjà pu être confronté à une situation critique travaillée au sol. Il sera prêt à l’affronter », se réjouit Patrick Saint-Voirin.
Un respect de l’environnement
Le simulateur de vol permet aussi de s’entraîner sur les différents types de terrains. Les paysages du Grand Pontarlier sont affichés sur les écrans (des paramétrages doivent être effectués pour coller au plus près de la réalité) pour permettre à l’élève de reconnaître son environnement mais « on peut également mettre le terrain de La Rochelle par exemple. Quand un pilote s’y rendra, l’environnement de l’aérodrome de la Rochelle sera connu ».
Également, le transfert de plusieurs phases d’entraînement intensif au sol réduira les nuisances sonores pour les riverains de l’aérodrome et diminuera la consommation de carburant. « Ce simulateur s’inscrit dans la dynamique de l’aéroclub de voler avec des nouvelles technologies. On va bientôt fêter les 100 ans du club (en 2030, ndlr) mais on doit voler à notre époque », souligne Patrick Saint-Voirin.
L’acquisition de ce simulateur représente un coût de 35 000€ et profitera aux 29 élèves pilotes et 71 pilotes brevetés.





























