Les invitées de la semaine. Virginie Calvo et Catherine Bez participent au Raid Amazones : « On veut vivre une aventure humaine hors du commun »

Amies depuis la maternelle, les deux Mortuaciennes d’origine de 48 ans Virginie Calvo et Catherine Bez, participent au Raid Amazones, une aventure sportive et solidaire 100 % féminine organisée, cette année, au Sri Lanka du 1er au 11 novembre. Nous les avons rencontrées avant leur départ.

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En duo, Virginie Calvo (à gauche) et Catherine Bez participent au Raid Amazone aux côtés de plus de 200 participantes © Virginie Calvo

C’est une aventure un peu folle que vous allez vivre ensemble, comment est né ce projet ?

Catherine Bez : J’avais déjà entendu parler de raids multisports exclusivement féminins. Ça m’attirait depuis longtemps. Une connaissance a participé au Raid Amazones l’année dernière et, en voyant ses photos, je me suis dit que c’était le moment. Je sortais aussi d’une période compliquée professionnellement. J’avais envie de faire des choses qui me plaisent. Virginie a été la première personne à qui j’ai pensé, je sais qu’elle n’a pas peur de partir à l’aventure.

Virginie Calvo : Elle m’a dit : « J’aimerais te proposer un truc, il y a que toi qui pourras me dire oui ». Elle ne s’était pas trompée ! Je connaissais le raid de nom, je me suis à peine renseignée que j’ai dit oui tout de suite. Le faire avec elle c’est génial, on se connaît par cœur.

Qu’est-ce qui vous attire dans cette aventure, au-delà du défi sportif ?

C. B. : C’est justement ce mélange. Il y a les épreuves pour se dépasser, mais aussi tous les après-midi qui sont consacrés aux rencontres avec les habitants. On partage des choses avec eux, on découvre leur façon de vivre. Et nous pouvons profiter de cette aventure pour aider des associations qui nous tiennent à cœur.

V. C. : Pour moi, c’est davantage l’aventure humaine que la performance. On va découvrir un autre pays, sa culture et sa population. On part avec l’envie de vivre quelque chose d’inhabituel, de rencontrer des personnes et de revenir avec plein de souvenirs. On veut vivre une aventure humaine hors du commun.

Comment vous êtes-vous préparées physiquement ?

V. C. : Depuis le début de l’année, on fait beaucoup de marche et de course à pied. Catherine m’a motivée à m’inscrire à un semi-marathon, que nous avons couru en avril. On a aussi participé à des courses de 10 km. Cet été, nous avons passé trois jours ensemble pour faire du vélo, courir, tirer à l’arc ou encore faire du canoë.

C. B. : Nous nous sommes fixé des objectifs pour avancer. On a notamment contacté le club de canoë-kayak de Villers-le-Lac pour apprendre les bases et cherché des séances de tir à l’arc. Il faut aussi apprendre à fonctionner ensemble sur certaines épreuves, comme le bike and run, où l’on se relaie à vélo et en course à pied.

C’est un projet qu’il a fallu financer ?

V. C. : L’inscription coûte 9 600 euros pour l’équipe, auxquels s’ajoutent notamment les billets d’avion et l’équipement. Nous avons démarché des sponsors et une douzaine d’entreprises locales nous ont soutenues. Nous avons aussi organisé une soirée morbiflette aux Fins, une paella à Morteau, une soirée moules-frites à Villers-le-Lac et vendu des crêpes pendant la Fête de la musique. Nous avons également ouvert une cagnotte en ligne. Tout cela nous a permis de récolter les fonds nécessaires. Tout ce que l’on peut dire c’est que ce n’est pas un mythe, les gens du Haut-Doubs sont solidaires !

Quelles causes souhaitez-vous soutenir à travers cette aventure ?

V. C. : Nous avons choisi l’AFSEP, l’Association française des sclérosés en plaques, car deux de nos amis sont touchés par cette maladie. C’est une cause qui nous tient vraiment à cœur. Nous soutenons aussi l’association Ô fil des prémas, au Barboux, qui accompagne les bébés prématurés et leurs parents. Mon fils aîné est né prématurément et, à l’époque, il n’existait pas de structure comme celle-ci autour de moi. Une amie s’occupe aujourd’hui de l’association. On pensera à tout ce petit monde quand on sera sur place, ça va nous donner de la force !

Avez-vous tout de même un objectif sportif ?

C. B. : Je suis quand même un peu compétitrice ! Au départ, l’idée était surtout de prendre du plaisir et de se dépasser. Mais nous nous sommes fixé un petit objectif : si une quarantaine d’équipes sont engagées, nous aimerions terminer dans la première moitié du classement.

V. C. : L’essentiel reste de vivre cette aventure ensemble. Nous sommes impatientes, excitées à l’idée de partir et de rencontrer les autres femmes. Maintenant, on a surtout envie d’y être !