À peine la rentrée effectuée, une partie des enseignants et personnels encadrants du collège Stendhal de Besançon ont fait grève ce jeudi 3 septembre.
Un mouvement de grève suivi à 90%
Une quarantaine de professeurs et de personnels encadrants se sont réunis devant l’entrée du collège Stendhal ce jeudi 3 septembre pour dénoncer les conditions de travail et d’accueil des élèves. Une dégradation constatée depuis plusieurs années, notamment en raison d’un manque d’effectifs et de difficultés liées à la sécurité de l’établissement.
Un manque d’effectifs qui inquiète
Parmi les principales raisons avancées par l’équipe encadrante du collège pour justifier ce mouvement de grève figure notamment le manque criant de postes d’encadrement. « Il manque un principal adjoint, nous sommes en sous-effectif de surveillants et nous avons un CPE contractuel« , déplorent les représentants du personnel. Des conditions d’encadrement qui, selon eux, ne permettent pas d’accueillir les élèves dans de bonnes conditions et d’assurer la sécurité. Ils évoquent une « situation inquiétante » qui perdure depuis plusieurs années et « qui ne peut plus durer« .
« Nous demandons dans l’urgence l’ouverture d’un poste de surveillant en plus« , insiste Bérenger Priouzeau, professeur de français au sein de l’établissement et représentant du personnes. Car avec 3,5 postes de surveillants actuellement, difficile pour l’équipe encadrante de veiller à la sécurité des 450 élèves de l’établissement. Autre demande du personnel, la création d’un poste de principal adjoint, comme c’est le cas dans de nombreux établissements scolaires de la même taille que le collège Stendhal. « A l’heure actuelle, le principal du collège gère tout seul le fonctionnement de l’établissement. Mais la situation pour les personnels devient ingérable. Tout le monde est usé. » déplore le représentant du personnel.
Une audience avec le recteur et le DASEN sera organisée dans les prochains jours afin de trouver une solution.
Des difficultés de sécurité et de logistique
Autre point souligné par les grévistes : les difficultés majeures rencontrées concernant la maîtrise des entrées et des sorties de l’établissement. Le partage des espaces avec l’antenne professionnelle du lycée Jules Haag serait notamment à l’origine de problèmes logistiques. Selon les représentants du personnel, cette situation contribuerait à favoriser les violences ainsi que les intrusions de personnes extérieures à l’établissement, parfois armées. Les enseignants et personnels encadrants estiment donc que des aménagements sont nécessaires afin de mieux sécuriser les accès au collège et de garantir de meilleures conditions d’accueil pour les élèves et les équipes. « À nos différentes demandes, le conseil départemental a systématiquement opposé un refus en avançant des motifs qui nous semblent peu logiques », regrettent les représentants des enseignants. Pourtant, les enseignants font valoir une demande simple : celle de rétablir l’entrée initiale du collège côté avenue Montjoux, ce qui permettrait de filtrer les entrées et les sorties des élèves. Mais cette possibilité a été plusieurs fois rejeté par le Département du Doubs qui pointe un manque de sécurité, notamment à cause de la circulation. « Nous demandons au Maire de Besançon qui est aussi vice-président du Département du Doubs de venir constater sur place la situation pour faire bouger les choses. » ont annoncé les grévistes.































