Besançon. Une journée pour découvrir les cabordes et l’art de la pierre sèche

L’association Cabordes en héritage organise, le 17 octobre, une journée consacrée à la pierre sèche pour découvrir ce patrimoine méconnu des collines bisontines.

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Caborde située au Rosemont © Cabordes en héritage

Créée en 2024, l’association Cabordes en héritage, qui compte aujourd’hui une quarantaine de membres, œuvre à la préservation des cabordes présentes sur les collines de Besançon. À l’occasion de la Journée internationale du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, elle organise pour la première fois une journée consacrée à la construction en pierre sèche. Ces petites constructions en pierre sèche étaient autrefois utilisées par les vignerons : « Elles étaient construites avec des pierres que les vignerons ramassaient sur leur terrain et c’était un abri qui se construisait pour y ranger du matériel », explique Jean-Paul Bouju, président de l’association. « Notre but, c’est de faire revivre ce patrimoine qui est un peu oublié », ajoute-t-il.

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Un patrimoine bisontin à préserver

Les historiens estiment qu’environ 200 cabordes auraient existé à Besançon. L’association mène aujourd’hui un inventaire afin de mieux connaître ce patrimoine. « Nous avons recensé 66 cabordes sur le Grand Besançon, dont une trentaine qui pourront être restaurées », précise Jean-Paul Bouju. Après deux années de travail, l’association vient justement d’achever la restauration d’une caborde située chemin de Chevanney. Elle sera inaugurée à l’occasion de cette journée.

Une journée autour de la pierre sèche

Le samedi débutera à 10 h par une visite guidée des cabordes du Petit Chaudanne, avec une découverte de leur architecture, de l’histoire du vignoble bisontin et des collines de Besançon. À 14 h, un atelier participatif permettra ensuite de s’initier à la construction en pierre sèche et de mettre concrètement la main à la pierre. Enfin, une conférence se tiendra de 17 h à 19 h à la maison de quartier de Velotte. Claude Froidevaux, spécialiste de la pierre sèche ayant participé à son inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2018, reviendra sur cette technique ancestrale. Jean-Paul Bouju présentera ensuite les actions de l’association en faveur des cabordes, la journée sera clôturée par un vin d’honneur.