Nos ancêtres du XIXe siècle se respectaient-ils plus que les gens d’aujourd’hui ? Les violences dans les couples sont-ils des faits récents ? Alors que de trop nombreuses personnes en souffrent encore dans notre société, retour à la fin du XIXe siècle, à une époque où des rédacteurs de journaux en publiaient déjà dans leurs colonnes.
Le 19 octobre 1896, un auteur anonyme du journal Le Petit Comtois décrivit une dispute entre une femme et son mari, donnant jusqu’à leurs noms et leur commune de résidence. Selon nos définitions actuelles, cet homme subit une violence psychologique de la part de son épouse. « Une mauvaise mégère, habitant la commune de [Mérey-Vieilley], avait l’habitude de faire des reproches à son mari toutes les fois qu’il rentrait à la maison, sous le rapport de la jalousie » (n°4777, p. 2.), expliquait-il avant de développer : « Jeudi 15 du courant, une scène s’éleva de nouveau entre [M. X et Mme X], si bien que cette dernière dit à son mari : “Puisque tu veux toujours continuer à aller voir les autres femmes, eh bien ! tu vois, j’ai déjà apprêté la corde pour me pendre”. »
L’auteur de l’article présenta donc une scène de ménage semblant alimentée par la jalousie, accompagnée de chantage au suicide. Rappelons que d’après le violentomètre, une personne subissant ce type de menaces doit se protéger, cela constituant une réelle violence psychologique ! Souffrant de la situation, l’homme tenta de se suicider : « sans rien répondre, [il] monte au grenier, passe son cou dans la corde, et le voilà pendu dans le vide. Aussitôt sa femme court dehors pour appeler au secours ». Il survécut, passant toutefois proche de la mort. Hier comme aujourd’hui, les violences tuent !
Si vous souffrez de violences et/ou d’idées noires, des personnes sont à votre écoute ! Des solutions existent !





























