Édito. Les réseaux sociaux, l’atout contre-productif d’une campagne locale ?

À Besançon, les réseaux sociaux amplifient à la fois les forces et faiblesses des campagnes locales, révélant un paradoxe inattendu.

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Logos réseaux sociaux

On connaissait les bénéfices indéniables d’une bonne utilisation des réseaux sociaux au service d’une campagne électorale. La première victoire de Donald Trump en 2016, celle du parti de Narendra Modi aux législatives indiennes en 2019, ou encore plus récemment l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York en 2025… les exemples ne manquent pas et le scrutin municipal en France n’y fait pas exception.

On savait également qu’il fallait un peu d’indulgence envers les candidats locaux. Si beaucoup ont misé sur les réseaux sociaux, peu disposaient des moyens techniques ou d’une équipe capable de surfer sur les \ »trends\ », ces tendances virales reprises d’expressions ou de courtes chorégraphies par exemple, ou d’imiter les communications percutantes des personnalités nationales sans que cela paraisse gêné, artificiel ou forcé.

Toyota Portes Ouvertes

Toyota Portes Ouvertes, exemple d\

Néanmoins, aucun candidat n’était obligé de le faire, il n’est pas donné à tout le monde d’être à l’aise face caméra. On ne s’attendait toutefois pas à autant de haine. À Besançon, Pontarlier, Villers-le-Lac ou encore Valdahon, les principaux bassins de population de notre zone de diffusion où le suspense est entier, la campagne a été marquée par des règlements de compte en ligne entre têtes de liste, colistiers et soutiens, jusqu’au soir du premier tour.

Insultes, attaques personnelles, insinuations mensongères… C’est tout le paradoxe de l’utilisation des réseaux sociaux : un outil conçu pour fédérer qui peut très vite devenir un déversoir de haine contre-productif. Lorsque de tels comportements émanent de personnes censées nous représenter, c’est encore plus problématique.