
Carte blanche aux photographes
« L’originalité de ce festival est de donner carte blanche à la cinquantaine de photographes retenus par la programmation » précise Frédérique Chaillol, directrice du festival.
Ils ont toute liberté de créativité pour exposer leurs œuvres photographiques dans les 16 lieux d’exposition autour du centre névralgique de la Galerie de l’Ancienne Poste (98 Grande Rue) : la Maison de l’Architecture, la Brasserie Granvelle, les maisons de quartier, au CHU ou encore au musée des Maisons Comtoises de Nancray. Chaque image est sujet d’étonnement, d’émerveillement ou d’interrogation.
Bicentenaire de l’invention de la photographie
Portées par le ministère de la culture, les célébrations du bicentenaire de la photographie ont intégré Besançon en accueillant Gladys à la Galerie de l’Ancienne Poste, 98 Grande Rue. Yves Gravelin, Président de l’association Grain d’Pixel voulait une « tête d’affiche » reconnue internationalement et au profil atypique. Lors d’une visite à la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie (MPP) dans la région parisienne, il a découvert les œuvres photographiques de cette artiste plasticienne qui avait fait don à l’État français en 2021 de l’essentiel de ses productions. Il a convaincu l’artiste de venir exposer à Besançon dans le cadre du 10ème festival de la photographie.
GLADYS, une photographe qui mêle le réel à la fiction
L’artiste a mêlé les approches expérimentales dans son œuvre photographique. Au début des années 80, elle fut l’une des premières à expérimenter le Polaroïd dans la photographie artistique avant de basculer dans le numérique. Elle ne rejette pas l’utilisation de l’Intelligence Artificielle dans la création artistique mais doute de son usage à des fins documentaires. En 1989, elle reçoit le prix Niepce pour une série de photos sur le corps et l’écriture lors de son séjour au Japon dans le cadre d’une bourse Villa Medicis « hors les murs ».
La Méditerranée tient une place importante dans ses réalisations, de l’Egypte au Maroc en passant par la Grèce. Cherchant d’autres réalités, elle fait sienne la citation de Lewis Caroll dans Alice au pays des merveilles « Mais alors, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ». Ses photos, présentées jusqu’au 25 octobre à la Galerie de l’Ancienne Poste, expriment sa vision créative et ses émotions, bien au-delà d’une simple reproduction du réel.
Yves Quemeneur
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+ d’infos sur le festival de la photographie de Besançon sur www.grain-dpixel.fr




























