Le Dossier. Breakdance, électro et Japon : le tatouage fait son show à Besançon !

Le Besançon International Tattoo Show réunit styles japonais, breakdance et électro pour un événement unique à ne pas manquer.

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Le démon Oni vêtu d’un kabuto, entouré d’un long et grand Hebi, ce serpent symbole de protection. Un soleil rouge en arrière-plan, parsemé de quelques kanjis et d’une calligraphie orientale.

L’affiche de cette 13e édition du Besançon International Tattoo Show (BITS) a tout d’un Irezumi, ces tatouages japonais traditionnels. Au pays du Soleil-Levant, le tatouage conserve une place à part entière.

Toyota Portes Ouvertes

Les visiteurs de la convention bisontine pourront évidemment retrouver ce style à Micropolis les 21 et 22 mars prochains, mais pas que. « On rend toujours un hommage par nos affiches. Le style japonais et le style polynésien restent les deux courants historiques du tatouage, donc c’était l’occasion. Mais il n’y a jamais de thème sur place car notre rendez-vous réunit des professionnels d’univers très variés », explique Jean-Marc Bassand.

« Les jeunes réfléchissent autrement aujourd’hui »

Ils seront 280 cette année, venus du monde entier pour présenter leur style, « leur art », souffle le directeur de Millenium Events, qui a fondé et gère toujours l’événement.

« Il y a un engouement de plus en plus important en Europe de l’Est et surtout en Turquie. Ils commencent à être très intéressants », observe Jean-Marc Bassand, également propriétaire de La Main Noire à Besançon.

Voiture floue en avant-plan, fond bleu et rouge.

Si le nombre de tatoueurs a explosé en deux décennies, la demande, elle, a changé et provoque un bouleversement au sein de la profession. Une situation que l’organisateur du Besançon International Tattoo Show analyse avec recul.

« Avec le changement de loi européenne, une grande partie des tatouages sont noirs et gris et les jeunes réfléchissent autrement. La très large majorité des demandes aujourd’hui concerne des “patchs”, ces petits tatouages discrets avec une valeur plus ou moins symbolique. Ils se font très rapidement et ça emmerde les tatoueurs historiques, adeptes des grands dessins (rires). Mais il faut s’adapter, sinon c’est la clé sous la porte, comme pour plusieurs salons historiques de tatouage qui ont fermé ces dernières années. La petite vague d’aujourd’hui sur un bras, c’est le gros tatouage de demain car le client sera habitué, confiant et reviendra », poursuit l’organisateur du Besançon Tattoo Show.

Une affluence qui se maintient à Besançon

Les conventions sont, elles aussi, touchées par l’évolution de la pratique et de la consommation. Les rendez-vous similaires à celui de Besançon connaissent une baisse de fréquentation, obligeant les organisateurs à s’adapter, voire à transformer leur concept. Tous ? Non.

La convention bisontine, peuplée d’irréductibles passionnés du tatouage, semble résister à cette tendance. Si Millenium Events a connu une baisse de 15 % de fréquentation en 2025, et à nouveau 18 % cette année pour la convention lilloise qu’elle co-organise, le BITS oscille toujours entre 9 000 et 10 000 personnes.

« La seule interrogation que j’ai concerne la tenue des élections municipales le dimanche. Notre public est fidèle et notre convention bisontine conservera toujours ce même ADN : une organisation festive et conviviale où nos visiteurs peuvent découvrir des centaines de tatoueurs et créateurs, avec de multiples animations, des concerts et spectacles pour alimenter ce week-end. On doit rester en lien avec plusieurs cultures alternatives selon moi, car le tatouage en est une. »

Scène du Besançon International Tattoo Show avec visiteurs et tatoueurs
Le collectif bisontin Porte Avions proposera du breakdance animé par le speaker des battles olympiques, Maleek. Photo DR

Un battle de breakdance avec le speaker des Jeux olympiques de Paris

Pour cette édition 2026, le Besançon International Tattoo Show prévoit le retour du collectif bisontin Porte Avions et son show spectaculaire de breakdance pour dynamiser le week-end.

« Les visiteurs ont adoré leur battle. Dans mon adolescence, le tatouage était affilié au hard rock, au punk et au rock underground. Aujourd’hui, c’est plutôt le rap », sourit Jean-Marc Bassand qui, pour animer cette session break, a réussi à dénicher une figure du milieu : le speaker Maleek, de son vrai nom Malik Moujouil, désigné pour diriger les battles olympiques lors des Jeux de Paris 2024, sera au micro à Besançon.

Le collectif MerQlab, un DJ set explosif le samedi soir

La grande nouveauté côté festivités concerne le samedi soir avec une soirée dédiée à l’électro, animée par le collectif bisontin MerQlab. Un DJ set « bien énervé », rigole Jean-Marc Bassand.

« Ils sont en train de retourner tous les événements où ils passent. Besançon est hyper attachée à l’électro, plus qu’ailleurs ! ». Une manière aussi d’ouvrir le rendez-vous à un public non tatoué.

Plus d’informations :
13e édition du Besançon International Tattoo Show, de 11 h à 00 h le 21 mars et de 11 h à 20 h le 22 mars. Pass journée : 14 €. Pass week-end : 24 €. Pass étudiant, PMR et -18 ans : 7 € la journée. Gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés. Billetterie disponible sur besancon-tattoo-show.com ou à l’entrée de l’événement. Parc des expositions Micropolis, 3 boulevard Ouest, 25000 Besançon.

Le catalogue complet des tatoueurs présents au Besançon International Tattoo Show est à retrouver sur leur site internet besancon-tattoo-show.com.