Doubs. Les rénovations d’infrastructures sportives s’enchaînent

À Besançon, Pontarlier et dans différentes autres communes du Doubs, les projets de terrains sportifs en extérieur fleurissent depuis quelques mois. Une volonté commune d’améliorer les conditions de pratiques et de répondre à un besoin d’infrastructures.

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La ville de Besançon vient d'accorder 432 000 € pour refaire le terrain de rugby aux Orchamps.

Les travaux liés aux infrastructures sportives s’enchaînent à Pontarlier depuis plusieurs mois. Il y a d’abord bien sûr l’inauguration en grand pompe de la nouvelle base de canoë-kayak, fin septembre. Un chantier conséquent le long de la rocade Georges Pompidou, attendu par les pratiquants depuis la réélection du maire Patrick Genre. Montant des travaux : 1,5 million d’€ environ. On se souvient également de la rénovation de la piste d’athlétisme du stade Tempesta, inaugurée début septembre, pour un montant d’environ 750 000 € TTC. À cela s’ajoute l’entretien et la réfection de deux terrains de tennis du club pontissalien, pour un montant de 20 000 € puis à quelques pas, la finalisation très prochaine du nouveau terrain synthétique dernière génération sur le complexe sportif Paul Robbe. Un outil essentiel à l’heure où les conditions météorologiques se gâtent et rendent plus complexe l’utilisation de terrains naturels et d’autres clubs amateurs en font le constat.

Nouveaux terrains à Pontarlier, aux Fins, à Gilley…

Cet été, c’est à Gilley, où le club de football de la Saugette a découvert son terrain synthétique. Du matériel qui permet aussi à des clubs historiquement installés en district d’évoluer très rapidement en Ligue dans les années à venir. Au conseil municipal de février 2023, la commune des Fins a voté en faveur d’un projet similaire, pour un montant estimé à 1,2 millions d’€. Des petites communes qui n’hésitent pas à mettre la main au porte-monnaie, profitant d’aides diverses pour offrir un outil sportif à leurs habitants. Un argument de plus pour attirer de nouvelles familles. D’autres communes du Haut-Doubs ont récemment investies dans des outils sportifs d’intérieurs, comme la rénovation de la salle à Levier où la nouvelle halle sportive d’Arc-Sous-Cicon.

432 000 € pour le terrain de rugby des Orchamps

Besançon et sa couronne suivent également le mouvement. La ville court toujours après son retard de terrains de football mais la récente inauguration du terrain synthétique à Velotte a permis de désengorger le terrain synthétique du Rosemont, qui doit lui aussi être rénové en 2024. Une réflexion plus large sur le potentiel de ce complexe sportif n’est pas exclue. Car si la Ville a investi dans une magnifique piste de BMX et de nouveaux vestiaires, trois terrains stabilisés sont laissés à l’abandon ou presque. Mais il n’y a pas que le football à Besançon et lors du dernier conseil municipal, l’adjoint Abdel Ghezali a annoncé une jolie enveloppe pour rénover le terrain honneur de rugby des Orchamps, qui n’avait jamais été rénové dans les profondeurs depuis sa création ! La ville a donc accordé 432 000 €, pour terrasser, réengazonner mais surtout pour installer un système d’arrosage plus efficace et économique avec une cuve de récupération des eaux de pluie. Enfin sur Besançon, on peut également citer l’éternel projet d’aménagement de la Rhodiacéta en grand complexe plein air où les clubs de canoë-kayak et d’aviron doivent installer leurs locaux.

En périphérie, le projet commun entre les communes de Pirey et École-Valentin, va débuter en mars 2024, sur le lieu-dit « Le Pontot ». Un complexe sportif où l’on devrait retrouver un nouveau terrain de football, deux ans après celui d’École-Valentin, mais surtout un gymnase en priorité pour lequel les deux élus tablaient en 2022 sur un investissement de 7,9 millions d’€. Les projets concrets se succèdent donc, les idées et les rêves eux, ne cessent jamais. Alors que nous vous présentions l’an passé une première partie de l’étude d’un future vélodrome couvert sur le Grand Besançon, le montant de cette première esquisse est officiellement inatteignable et le projet, reparti à l’étude comme depuis plus de dix ans maintenant…

M.S