Haut-Doubs. Le Russey n’a pas oublié Damien Boiteux

Dix ans jour pour jour après son décès en mission au Mali, ce militaire français était à l’honneur dans la commune de son enfance. Un moment émouvant pour faire vivre son souvenir.

40
Damien Boiteux a été tué au Mali le 11 janvier 2013.

Le 11 janvier 2013, Damien Boiteux, 41 ans, chef d’escadron, pilote d’hélicoptères du 4ème régiment des forces spéciales était tué au Mali dans le cadre de l’opération Serval devenue ensuite Barkhane afin de lutter contre le terrorisme islamiste. Le décès en opération extérieure de ce militaire a marqué la France mais plus particulièrement le Haut-Doubs, Le Russey notamment où il avait grandi et où réside ses parents.

Après une cérémonie d’hommage aux Invalides à Paris en présence du Premier Ministre de l’époque Jean-Marc Ayrault, le corps du soldat rejoignit le fief familial où une chapelle ardente avait été mise en place à l’église. Ils ont alors été très nombreux les anonymes venus de tout le département et même au-delà venu s’incliner devant le cercueil de cet homme Mort pour la France dont d’ailleurs le nom a depuis été ajouté sur le monument aux Morts à la suite de ses valeureux aînés eux aussi des fils du Russey tombés au combat. Les obsèques qui suivirent furent tout aussi poignantes, rassemblant une énorme foule de citoyens comme d’élus et officiels, avec en premier lieu des frères d’armes de Damien Boiteux. Inhumé au Russey, il n’a jamais été oublié ici, voyant même son nom donné à une rue comme c’est aussi le cas récemment pour une école au Mali. « L’esprit de Damien est l’âme de notre régiment » a également le Lieutenant-Colonel lors de son discours, montrant à quel point Damien Boiteux est entré dans la mémoire collective.