Haut-Doubs. Le vélomobile, un usager de la route comme les autres

Qu’est-ce donc que ces engins inhabituels qui empêchent l’automobiliste lambda de rouler à sa guise, l’obligeant parfois à ralentir alors qu’il rentre d’une journée de dur labeur ? Eléments de réponse.

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Faire ses courses ou aller au travail tous les jours, c'est facile en vélomobile.

Ils sont très rares sur nos routes et c’est peut-être en partie la raison de la curiosité qu’ils suscitent. Ou de l’incompréhension voire de la colère qu’ils déclenchent par flots incessants sur les réseaux sociaux, les automobilistes se demandant ouvertement comment des conducteurs de tels engins peuvent avoir l’outrecuidance de venir perturber leur trajet. Pourtant comme eux, ils ont le droit de sillonner les routes du Doubs, de France et de Navarre. « Le vélomobile est juste un vélo couché, caréné pour améliorer l’aérodynamisme, un moyen de transport utilisable au quotidien » explique Ehrouan Cotonea, vice-président du Vélomobile Club de France. « Un pratiquant de vélomobile a les mêmes droits et devoirs qu’un cycliste conformément à l’article R 311-1 du Code de la Route ». Pour les automobilistes, la loi s’impose également et ils doivent respecter des règles élémentaires en le doublant. « Ils doivent respecter une distance de 1,50m hors agglomération et de 1m dans les villes et villages afin de ne pas mettre ces autres usagers de la route en danger ». Dur de cohabiter entre voitures et vélomobiles ? « On voit très souvent des gens nous saluer et lever le pouce mais il y a bien sûr aussi une minorité qui râle » confie-t-il. La tolérance n’est en effet pas unanime et pourtant, ces pratiquants d’un mode de déplacement dit doux sont totalement dans l’air du temps puisqu’ils optent pour une alternative à l’automobile. Et c’est bon pour la santé et pour l’environnement. Pas de quoi s’énerver donc…