Haut-Doubs. La commune de Métabief et sa station quatre saisons citées en exemple

Dans son dernier rapport sur les stations de ski face au changement climatique, la Cour des Comptes cite la station de ski à Métabief en exemple sur deux points : son projet de transition vers une station quatre saisons et son mode de gouvernance.

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Avec les canons à neige installés en 2013, l'essentiel de l'activité peut être conservé. Photo MS

Les chiffres présentés par la Cour des Comptes font froid dans le dos au regard des prévisions annoncés. Avec 53,9 millions de journées-skieur, la France est le deuxième plus gros pays pour le tourisme hivernal, derrière les États-Unis. Basée sur le ski alpin, ce bilan devrait fondre comme neige au soleil au fil des années en raison du réchauffement climatique qui devrait empêcher rendre la pratique « quasi impossible après 2050 ».  Une phrase citée par la Cour de Comptes qui s’appuie sur l’étude « climsnow » initiée par la station de Métabief en 2019.

Si le rapport pointe de nombreux freins, assurant que les politiques d’adaptation des différentes stations françaises ne sont pas à la hauteur des enjeux, « la station de Métabief apparaît assez avancée », reprenant ensuite la démarche dans laquelle le syndicat mixte du Mont d’Or, piloté par le département du Doubs, s’est engagé. Avec un enjeu crucial : limiter la perte de retombées économiques liées au ski, estimée à -40% pour le Haut-Doubs. Également pris en exemple, le modèle de gouvernance. Si les autres stations françaises peinent à s’organiser pour initier une réelle transition économique, Métabief et Chamonix travaillent avec leur office de tourisme.

Pour la Cour des Comptes sur le plan économique, il est nécessaire d’élargir la gouvernance à des territoires plus vastes pour développer l’offre commerciale autour du quatre saisons. En somme, « faire territoire »comme l’expliquait Philippe Alpy, président du SMMO, lors de la visite de Christophe Béchu.

M.S