Haut-Doubs. Orchamps-Vennes. Maxime Renard, arbitre passionné de foot

Il n’a pas le même maillot mais il a la même passion que ceux qui, comme lui, foulent les terrains de foot chaque week-end. Un slogan utilisé autrefois par la Fédération Française de Football dans lequel ce joueur, devenu arbitre, se reconnait parfaitement.

113
Maxime Renard exerce comme arbitre central au niveau Régional 3.

C’est lui qui, le samedi 27 novembre, a remplacé au pied levé un arbitre assistant au 8ème tour de coupe de France lors du match du FC Morteau-Montlebon face au club professionnel de Ligue 2 de Dijon FCO. Un moment fort pour lui qui arbitre d’habitude au niveau régional. Arbitre central en R3, assistant en R1 et observateur des jeunes arbitres pour le district, Maxime Renard officie pour le compte de son club de rattachement, l’AS Orchamps Val de Vennes. Une aventure qui a commencé en 2016 pour cet ancien footballeur : « J’ai joué au SC Clémenceau à Besançon dans les équipes jeunes, gagné un titre de champion de France avec la sélection de Franche-Comté des 14 ans puis évolué au BRC avec les 16 ans puis les 18 ans nationaux avant un retour en seniors au club de mes débuts ». Une belle carte de visite pour le jeune homme qui, plutôt que de raccrocher les crampons, est ensuite devenu entraîneur des gardiens…puis arbitre. « C’est un hasard total. Pour un match amical, il fallait un volontaire. Puis une deuxième fois… et un mois après je passais mon stage d’arbitre ».

Une vraie école de vie

S’il admet volontiers ne pas avoir été toujours facile en tant que joueur, contestant parfois et discutant souvent, il se veut aujourd’hui un arbitre à l’écoute. « Abordable tout en faisant preuve d’autorité pour faire respecter le règlement ». Une tâche pas toujours facile, mais une belle école de vie reconnaît Maxime Renard qui regrette même ne pas avoir commencé plus tôt ! « Ça m’apporte en effet beaucoup au niveau de la gestion des émotions, des relations avec les autres, de la confiance et de l’autorité ».

Il a donc pris goût à cette fonction, indispensable pour qu’un match puisse avoir lieu. Sans arbitre, pas de foot. Il est donc urgent de régler certains problèmes récurrents de manque de respect voire de violence. « Il pourrait être utile que chaque joueur prenne un jour le sifflet ou le drapeau de juge de touche pour comprendre la complexité de la mission, où même à ce niveau, tous attendent des décisions immédiates et sans erreur. Or nous n’avons pas les ralentis comme à la télé » poursuit-il. Justement, pour conclure, il fait référence au foot de haut niveau, qui a valeur d’exemple pour les joueurs comme pour les supporters. « Quand la situation vis-à-vis des arbitres se sera améliorée chez les professionnels, nous la ressentirons nous aussi chez les amateurs ».