À la fin du XIXe siècle, des gens subissaient déjà des actes perpétrés par des fauteurs de troubles. Il suffit de lire quelques journaux anciens, comme Le Petit Comtois, pour s’en rendre compte.
À Audincourt, au cours de la nuit du 13 au 14 octobre 1896, des individus « crurent bien employer leur temps en renversant sur la route un certain nombre de chariots appartenant à différents cultivateurs de la localité. […] On croit cependant avoir des indices qui permettront de reconnaître ces noctambules et de les traiter comme ils le méritent », expliquait un rédacteur anonyme du journal Le Petit Comtois dans son édition du 15 octobre 1896 (n°4773, p. 2). Ces actes pouvaient entraîner des conséquences dramatiques. « Quelques-unes de ces voitures, notamment celle du sieur Peugeot, dit la Poire, étaient sur la voie du tramway. Que les auteurs de ces méfaits réfléchissent aux graves accidents qui pouvaient survenir », alertait-il dans son article.
Quelques jours plus tard dans la même commune, lors de la nuit du 16 au 17 octobre 1896, « on a démoli un poteau indicateur défendant l’entrée de la place du marché aux voitures [.] Ce poteau était installé depuis quelques heures seulement et ne pouvait porter préjudice à personne. C’est donc par instinct de destruction que les auteurs ont accompli cette œuvre stupide. Tôt ou tard, espérons qu’ils se feront pincer », soulignait un rédacteur de ce même média le 18 octobre 1896 (n°4776, p. 2). Déjà à l’époque, il existait des casseurs !
Nous ignorons si, comme l’estimait Le Petit Comtois du 18 octobre, il « semble qu’il y [ait] des individus nés spécialement pour mal faire ». Ce qui est toutefois certain, c’est qu’encore aujourd’hui, plusieurs personnes devraient « employer leur temps d’une façon plus raisonnable et plus sérieuse ».






























