Semaine du 16 au 22 février

Certaines affaires passant en audience correctionnelle à la fin du XIXe siècle sont particulièrement originales. Ce fut le cas en février 1896. Le 25 janvier 1896, « une discussion survint entre un individu et une femme habitant Ornans », explique l’auteur anonyme de l’article publié dans Le Petit Comtois le 22 février 1896. Sauf que « la femme, se croyant menacée, saisit la main de son adversaire et lui mordit si violemment un doigt que les six dents furent [marquées] ». Pour ces coups et blessures, elle fut condamnée à six jours de prison.

Dans la même audience, un autre fut condamné à cinq jours d’emprisonnement pour vol. Il s’était emparé « dans une propriété louée, d’un fer à prendre les loutres, que le garde de la propriété y avait placé ». Il n’est pas si rare, en consultant Le Petit Comtois à cette époque notamment, de tomber sur de petites peines d’emprisonnement. Était-ce utile, selon vous ?

Le Petit Comtois, 22 février 1896, n°4539, p. 2.