Besançon. Coupe de France : l’exploit du Sporting Futsal Besançon relance sa saison

En battant (6-3) l’AS Saint-Priest (D2) en 32e de finale de Coupe de France de futsal samedi 17 janvier, le Sporting Futsal Besançon (SFB) marque une page de sa jeune histoire. Un exploit qui confirme également une dynamique sportive retrouvée après un début de saison poussif. Outre la préparation des 16es de finale, le SFB poursuit son objectif initial : remporter le championnat de R1 et jouer en D2 d’ici deux ans.

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Joie des joueurs du Sporting Futsal Besançon
Menés 0-2 à la pause, les bisontins ont renversé le match en seconde période pour s'imposer 6-3. Crédit photo : Sporting Futsal Besançon

Il fallait beaucoup de sérieux sur le terrain, une tactique millimétrée et un grain de folie offert par des supporters bouillants en tribunes. La formule a parfaitement fonctionné — ou presque — au gymnase des Montboucons ce samedi 17 janvier, lors du 32e de finale de Coupe de France opposant le Sporting Futsal Besançon (SFB), pensionnaire de R1, à l’AS Saint-Priest, solide équipe semi-professionnelle de D2.

Menés 0-2 à la pause par une équipe supérieure sur le papier, les Bisontins ont totalement renversé la rencontre en seconde période pour s’imposer 6-3. « On a énormément travaillé avec la vidéo. Ils avaient de nombreux points forts, notamment sur coups de pied arrêtés, et un international turc que l’on a su isoler. Malgré ça, en première période, on a un problème de finition que l’on a réussi à corriger à la pause. Et derrière, nos joueurs ont été poussés par tout un stade pour renverser le match », résume l’entraîneur Clément Verdy.

Clément Verdy (à gauche), enregistre l’un de ses premiers gros succès avec le SFB. Crédit photo : Sporting Futsal Besançon

La D2, un projet sportif ambitieux

Un succès qui donne aussi, et surtout, du crédit tant au projet sportif du SFB qu’à la jeune carrière de l’entraîneur. Nommé manager général du Nantes Métropole Futsal en juillet 2024, avec qui il découvre la première division française, le club nantais a finalement écourté sa mission à la suite d’un encadrement de sa masse salariale par la DNCG. De retour à Besançon l’été dernier, Clément Verdy s’est lancé avec son club formateur dans un virage ambitieux, où l’objectif annoncé est une montée en D2 en deux saisons. « Il n’y a que deux moyens pour y parvenir : la formation, dans une région où le futsal manque encore de pratiquants et d’infrastructures, ou les moyens financiers, avec un vrai projet pour les recrues », analyse l’entraîneur.

Le club a donc étoffé les rangs de son équipe senior, à la recherche « des meilleurs joueurs de la région », glisse l’entraîneur, mais aussi de solides profils recrutés sur les terrains de football, à l’instar de Damien Diot, l’un des joueurs les plus capés du Racing Besançon, ou Aïssa Mazeghrane, l’ex-feu follet du Besançon Football. La formule ne fonctionne pas tout de suite et Clément Verdy assume « une part de responsabilité ». « On a fait une grosse préparation et on a immédiatement été attendus à chaque rencontre de championnat. Depuis le début de l’année, on joue face à des blocs bas et ça nous a fait défaut. On a dû s’adapter et ça a pris du temps. »

Damien Diot (au centre) est l’une des recrues de l’été du SFB . Crédit photo : Sporting Futsal Besançon

Des échéances déterminantes à venir

Avec cette victoire en Coupe de France, l’équipe fanion du SFB reste toutefois sur quatre victoires consécutives et vient de récupérer trois points sur tapis vert en Régional 1. Une bonne nouvelle qui replace le club en tête du championnat ex æquo avec le rival bisontin, le BesAC Futsal (qui compte un match en moins, ndlr). « Cet exploit en coupe crée une vraie dynamique. J’avais déjà un groupe soudé, maintenant c’est un groupe conquérant. On sait que le derby retour va être une date clé de cette saison (25 avril 2026, ndlr). Il faudra être revanchard après le match aller (défaite 4-9). Ce 16e de Coupe de France, c’est pour moi la cerise sur le gâteau, une récompense pour tout le club. On a montré ce que l’on valait à notre meilleur niveau, à nous maintenant de le répéter à chaque rencontre. »

Pour ce tirage au sort des 16es de finale de Coupe de France de futsal, les équipes de D1, toutes professionnelles ou presque, entrent en lice. À Besançon, les souhaits étaient partagés. « Je crois que certains joueurs veulent une équipe de R1 pour passer encore un tour. De mon côté, j’aimerais bien recevoir une D1, pour la fête et l’aspect sportif. On a beaucoup à apprendre de ces équipes », confie Clément Verdy. Son voeu est exhaussé : samedi 14 février, le Sporting Futsal recevra le Toulon Métropole Futsal, club de première division française. Un choc et un nouvel exploit que les bisontins compte bien réaliser.